La croissance des pays du G7 pourrait tomber à 1,5% et celle de la zone euro ralentir très nettement au deuxième trimestre.
Documents officiels
Organisation de coopération et de développement économiques
Evaluation économique intérimaire, 9 septembre 2010
Le ralentissement de la reprise économique mondiale pourrait être plus prononcé que prévu. La croissance des pays du G7 pourrait tomber à environ 1,5% au deuxième semestre 2010, estime également l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans ses prévisions rendues publiques mercredi 8 septembre. L'organisation s'attend à 1,4% de croissance en rythme annualisé au troisième trimestre et à 1% au quatrième après 2,5% au deuxième et 3,2% au premier.
Ces prévisions sont revues à la baisse par rapport à celles publiées le 26 mai. Des incertitudes "considérables", dans un sens favorable comme défavorable, entourent ces indications, ajoute l'OCDE, qui appelle à de nouvelles mesures de soutien monétaire voire budgétaire si nécessaire.
"Il est encore difficile de dire si l'essoufflement de la reprise est temporaire ou s'il est le signe d'une faiblesse plus prononcée (…) au moment où les mesures de relance touchent à leur terme", écrit Pier Carlo Padoan, chef économiste de l'OCDE dans sa présentation de l'évaluation intérimaire des principales économies du G7 publiée jeudi 9 septembre par l'Organisation.
Pour les Etats-Unis, l'OCDE s'attend à une baisse de régime au quatrième trimestre à 1,4% après 2,0% au troisième contre 1,6% au deuxième et 3,7% au premier.
Le Japon connaîtrait une stabilisation après le trou d'air du deuxième trimestre à 0,4%, la croissance du PIB remontant à 0,6% et 0,7% au troisième et quatrième trimestres respectivement.
La zone euro au ralenti
Après un deuxième trimestre qui a surpris par sa vigueur, notamment en Allemagne, la croissance de la zone euro ralentirait très nettement dans la deuxième partie de l'année. Les trois principales économies de la zone - Allemagne, France, Italie - verraient la croissance de leur PIB réel pondéré revenir de 5,1% au deuxième trimestre à 0,4% au troisième trimestre et 0,6% au quatrième.
L'Allemagne passerait d'une croissance annualisée de 9% au deuxième trimestre à 0,7% au troisième avant une légère amélioration à 1,1% en fin d'année. En France, la croissance décélèrerait de 2,5% au deuxième trimestre à 0,7% au troisième et 0,3% au quatrième.
"Les anticipations laissent entrevoir une modération persistante de l'inflation dans la plupart des grandes économies de l'OCDE, affirme Pier Carlo Padoan. Des tensions inflationnistes sont apparues dans certaines des principales économies de marché émergentes, incitant les autorités à mener un politique monétaire plus restrictive."
Au regard des incertitudes sur l'ampleur et la durée du ralentissement en cours, l'OCDE préconise le maintien voire l'accentuation des mesures de soutien monétaire et si possible un recours à la relance budgétaire en cas de besoin.
Si le freinage de l'activité devait s'avérer plus durable, "un soutien monétaire supplémentaire pourrait se justifier, sous la forme d'un assouplissement quantitatif et d'un engagement à maintenir les taux d'intérêt à un niveau proche de zéro pendant une longue période, estime-t-il. Là où l'état des finances publiques le permet, le rythme de l'assainissement budgétaire pourrait être un peu plus lent que prévu."






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