Elles traînaient en longueur et avaient contraint les bailleurs internationaux à intervenir, la semaine dernière, pour tenter de démêler la situation. En vain. Les négociations autour de la restructuration de la dette grecque sont toujours au point mort et la démission, mardi 20 décembre, d’un hedge fund vient encore diminuer les chances de parvenir à un accord entre les créanciers privés et le gouvernement grec d’ici la fin de l’année.

Selon des informations de Reuters, le fonds d'investissement espagnol Vega Asset Management aurait claqué la porte de l’Institut International de la Finance, le comité chargé de représenter les intérêts des créanciers privés dans les discussions sur la procédure d’échange de titres grecs. Les raisons précises de cette défection n’ont pas été confirmées à ce stade.

Les banques peu optimistes 

Si le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, a exprimé sa confiance dans les chances de succès des négociations, l'optimisme n'est pas de mise du côté des banques pour qui la perspective de trouver un compromis cette année semble difficile.

La décote de 50% sur les obligations grecques, décidée lors du sommet européen du 26 octobre dernier, devrait permettre de ramener le ratio de dette publique du pays de 160% à 120% de son produit intérieur brut (PIB) d’ici 2020. Mais les négociations butent sur les modalités des « swaps » de titres souverains, en particulier sur la question du coupon que porteront les nouvelles obligations.