Deux mois après l’adoption du deuxième plan de sauvetage pour la Grèce, l’UE inquiète de plus en plus les Etats-Unis. Ce matin, le secrétaire américain au Trésor a rejoint à Wroclaw, en Pologne, ses homologues européens. Washington souhaite que l’UE mette fin aux tergiversations qui ont retardé la mise en œuvre concrète du programme d’aides auquel les investisseurs privés sont appelés à participer. La montée en puissance du Fonds européen de stabilité financière, qui devrait pouvoir racheter de la dette sur les marchés secondaires, est toujours suspendue au bon vouloir des parlements des 27.

Relance vs austérité

Le 8 septembre, les Etats-Unis ont par ailleurs annoncé un plan colossal de 447 milliards dédié à la relance économique par l’emploi. La moitié de cette somme correspondrait à des baisses d’impôts et de charges sociales pour les entreprises qui recrutent.

Reste à faire adopter ce plan par le Congrès, mais la démarche de l’exécutif américain tranche avec l’attitude générale des pays européens, plus enclins à adopter des mesures d’austérité que de relance.

Pessimisme finlandais 

Les négociations menées en ce moment entre les ministres des Finances semblent laborieuses. Ces dernières semaines, plusieurs Etats, dont la Finlande ou l’Autriche, ont compromis l’efficacité du plan décidé en juillet en réclamant des garanties en contrepartie des nouveaux prêts consentis à la Grèce.

« Malheureusement, je ne pense pas que nous puissions trouver une solution d’ici ce soir », a sombrement prédit la ministre des Finances finlandaise, Jutta Urpilainen.