Aux côtés du secrétaire général du Conseil de l'Europe, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes appelle à « travailler concrètement » et à cesser de « faire des polémiques ».

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Documents officiels
Eur-Lex
Directive européenne sur la libre circulation des personnes, 29 avril 2004Commission européenne
Mémo sur la situation des Roms en EuropePortail du gouvernement - Premier Ministre
Discours de François Fillon, "Des ambitions pour la France et pour l'Europe", conférence des ambassadeurs, 26 août 2010Commission européenne
Déclaration de Viviane Reding, Vice-présidente de la Commission européenne et commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté, sur la situation des Roms en EuropeEur-Lex
Directive européenne relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres
Revue de presse
Journal du Dimanche
Rome lance la chasse aux RomsEurActiv.com
EU urges France not to mix Roma issue with SchengenEU Observer
Italy to raise EU citizen expulsion policy at September meetingLe Figaro
Roms : l'UE peine à se doter d'une politique d'intégration
Il faut éteindre l'incendie. A l’occasion de la visite à Paris du nouveau secrétaire général du Conseil de l’Europe, le Norvégien Thorbjorn Jagland, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, a tenté de siffler la fin de la partie. Au lendemain des discussions agitées du Conseil européen, Paris semble vouloir dépasser les polémiques sur les Roms.
«Toutes les bonnes volontés sont nécessaires pour sortir de cette crise par l’action», a martelé Pierre Lellouche. «Envoyer des noms d’oiseaux ne change rien à la vie des enfants roms», a-t-il lancé, sur le ton de l’apaisement.
Thorbjorn Jagland, ancien premier ministre de Norvège, a présenté à Pierre Lellouche une stratégie consistant notamment à ouvrir des écoles destinées aux Roms. «Nous devons maintenant cesser les échanges verbaux et commencer à travailler concrètement», a insisté le Norvégien.
Festival de réunions
L’institution européenne semble donc également vouloir passer à autre chose. Le 9 septembre, le commissaire aux Droits de l’homme, qui dépend du Conseil de l’Europe, avait comparé «la rhétorique politique contre les Roms» à celle des régimes fasciste et nazi. Ces propos avaient provoqué l’indignation de la France, qui avait exigé des excuses.
Aux côtés de Pierre Lellouche, le secrétaire général du Conseil de l’Europe a annoncé que son institution dresserait prochainement une liste des engagements que les Etats ont promis de remplir dans le domaine de l’intégration des Roms.
Le Conseil compte donc, non seulement surveiller, mais aussi contrôler les réalisations en la matière de ses 47 pays membres. «Nous attendons des actions collectives, en partenariat avec l’Union européenne et les Etats membres», a confirmé le secrétaire général du Conseil de l’Europe. En ce sens, Thorbjorn Jagland a l’intention de convoquer une «réunion à haut niveau», à Strasbourg.
De son côté, Pierre Lellouche affirme lui aussi vouloir inviter ses homologues européens à Paris, afin de soutenir cette initiative du Conseil de l’Europe. «Si nous y arrivons, cette crise aura au moins permis ceci de bien: percer cette bulle d’hypocrisie sur les Roms, qui était présente dans toute l’Europe», a souligné le secrétaire d’Etat.
« Arrêter de faire des polémiques ! »
«Le mot "rom" n’a pas été prononcé pendant les 10 ou 15 ans qu’ont duré les négociations d’adhésion des pays concernés», a déploré Pierre Lellouche, invitant à poser un regard européen sur cette «minorité considérable dont personne ne s’est occupé pendant des années».
En marge de la conférence de presse, le secrétaire d’Etat en a profité pour fustiger la presse. «Arrêtez de faire des polémiques de petites phrases sur un sujet aussi grave. C’est pas sérieux», a-t-il lancé à un journaliste. Il s’est également défendu d’avoir «brocardé» la Commission européenne. «La France respecte les institutions européennes: la Commission européenne, le Parlement européen. Je travaille très étroitement avec eux», a-t-il martelé. Le 14 septembre à Bruxelles, Pierre Lellouche avait adressé de vigoureuses critiques à l’égard des institutions.
Polémique entre Paris et Berlin
Interrogé sur l’échange entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur les Roms, au Conseil européen, le secrétaire d’Etat a botté en touche. «Je n’ai aucun commentaire à rajouter sur ce qu’a dit le président de la République», a-t-il laconiquement répondu.
A Bruxelles, le chef de l’Etat avait assuré que la chancelière allemande lui avait dit préparer, elle aussi, des «évacuations de camps de Roms». Une information aussitôt démentie par Berlin.
Egalement interrogé sur ce sujet lors d’un entretien accordé à la radio Europe 1, vendredi 17 septembre, le ministres des Affaires étrangères Bernard Kouchner a indiqué ne pas être au courant de cet échange. «L'Histoire tranchera. Moi, je n'ai pas assisté (à un échange sur ce sujet) alors que j'étais là tout le temps», a-t-il affirmé. Avant d’ajouter: «Il n'y a aucune raison que je ne croie pas le président de la République. Aucune raison que je ne croie pas Mme Merkel non plus.»



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