Pour le gouvernement britannique, cette opération vise à faire des économies. Le calendrier, le montant et la technique de privatisation ne sont pas encore connus.
Revue de presse
Le Figaro
Un nouveau statut pour La Poste début 2010The Telegraph
Royal Mail could be sold off next year
Le gouvernement britannique a amorcé, mercredi 13 octobre, la privatisation de sa société postale, Royal Mail. Il prévoit de céder 90% du capital, le solde étant réservé aux salariés du groupe. Cette démarche permettrait d'arrêter le déficit de la caisse des retraites de l'entreprise, évalué à 10,3 milliards de livres (11,6 milliards d'euros), par les administrateurs.
"Nous restons ouverts. Cela pourra se faire par une introduction en Bourse ou par une vente de gré à gré", a déclaré à la presse le ministre des Affaires et de l'Innovation, Vince Cable. Il a refusé de dévoiler un calendrier de la privatisation ou de donner une estimation de la valeur de l'entreprise, qui emploie plus de 155.000 personnes. Mais, selon un article publié mercredi 13 octobre par le Times, la société pourrait être évaluée à 700 millions de livres, dette incluse.
M. Cable a affirmé que le gouvernement, en plein effort de réduction du déficit budgétaire, ne pouvait pas financer les investissements nécessaires au développement des activités du groupe. "Si Royal Mail a dû faire face à de terribles difficultés, l'entreprise est en train de se moderniser, et on peut soutenir qu'elle a potentiellement un bon avenir devant elle; mais cet avenir dépendra de la capacité à engager d'importants investissements", a-t-il déclaré.
Le gouvernement a fait savoir que les activités de courrier de Royal Mail avaient dégagé un bénéfice d'exploitation de 121 millions de livres (137 millions d'euros) au cours de l'exercice 2009-2010, ce qui correspond à une marge de 2%, particulièrement faible comparée à celles de ses concurrents européens Deutsche Post et TNT. De plus, le volume de courrier traité par la poste est voué à diminuer en raison d'un plus grand recours grand aux courriels.
M. Cable n’exclut aucune offre de reprise. "Nous ne sommes pas nationalistes dans ce gouvernement (…) Certaines de nos meilleures entreprises sont détenues par des étrangers, nous ne nous lançons pas dans un jihad nationaliste contre les groupes étrangers", a-t-il expliqué.
Le gouvernement de coalition au pouvoir depuis mai 2010 espère réussir là où son prédécesseur a échoué. En 2009, le parti travailliste avait suspendu son projet de cession de 30% du capital de Royal Mail en mettant en avant le contexte difficile des marchés. Il avait également dû faire face à une forte opposition des syndicats.




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