L’Europe doit réduire son budget, a réaffirmé le ministre des Affaires, de l'Innovation et du Savoir-faire britannique Vince Cable, sous peine de connaître un sérieux contrecoup.
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UK: Cut EU budget or face 'backlash'
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Le budget européen: quelle négociation pour le prochain cadre financier de l'UE?Centre d'analyse stratégique
Note 1: La soutenabilité des finances publiques dans la crise, une analyse internationale
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Commission européenne
Single Market Act: Projet de communication, 23/08/2010
Le responsable britannique, en charge des affaires, a exhorté Bruxelles à agir rapidement, lors d’une réunion au Parlement européen jeudi 30 septembre. Dans le cas inverse, la réputation de l’UE s’en trouverait affectée selon lui.
« A une époque où les gouvernements nationaux sont confrontés à de profondes coupes budgétaires, l’opinion ne comprendrait pourquoi la Commission et le Parlement veulent protéger le budget de l’UE », a-t-il affirmé.
Economiste très respecté, Vince Cable est devenu le premier ministre du gouvernement de David Cameron à s’exprimer devant les eurodéputés, depuis l’entrée en fonction de la coalition Conservateurs-Libéral-Démocrates à Londres. Il a exposé en des termes durs le défi auquel l’économie britannique était confrontée. Il a insisté sur le large déficit du pays en décrivant le dégonflement de la bulle immobilière et le « secteur bancaire en surpoids ». Il a également vanté le libre-échange comme la piste d’un retour à la croissance et à la prospérité.
L’ouverture des marchés est au cœur du projet européen, a expliqué Vince Cable, ajoutant que la crise avait accéléré le glissement du pouvoir économique mondial vers des pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie et l’Indonésie.
Ces changements peuvent paraître « perturbants et inquiétants », a-t-il expliqué, mais le nationalisme et le protectionnisme seraient contre-productifs. Vince Cable a appelé à donner un nouvel élan au cycle de Doha dans les négociations commerciales mondiales.
« L’UE devra s’engager et faire des concessions si nous voulons progresser », a-t-il expliqué, ajoutant que le prix final de l’accroissement du commerce en vaudrait la peine. Le ministre britannique s’est réjoui du Single Market Act, qui sera présenté par Michel Barnier le 6 octobre. Vince Cable a expliqué qu’il espérait qu’une section, consacrée à aider les petites entreprises, y figure.
Le cadre des aides d’Etat temporaires, qui a permis de soutenir les entreprises aux pires heures de la crise, doit, selon lui, être terminé. « C’est totalement fou d’avoir des gouvernements à court d’argent qui signent des chèques à des entreprises rentables », a déploré M. Cable.
Il s’en est également pris à la directive sur le temps de travail dans l’UE qui entend forcer les personnes à travailler moins d’heures qu’ils ne le souhaitent, en remarquant que certains Etats membres regrettent déjà « le jour où ils ont mis en place des programmes de retraite anticipée ».
Vince Cable a enfin expliqué que le nouveau gouvernement britannique n’avait pas d’autre choix que la réduction des dépenses publiques et s’engageait aujourd’hui à mener, avec ses partenaires, la réforme économique européenne qu’un monde changé exige.




Réactions
Richard Robert (non vérifié), le 04/10/2010
le budget de l'UE, c'est à peu près 1,1% du PIB européen... si on le réduit de 10% on tombe à 1%? Est-ce que la question pour les Britanniques n'est pas plutôt d'allumer des contre-feux à la menace de plus en plus précise d'en finir avec leur rabais? Ce serait bien de nous éclairer sur ce point.
Paul L'Expatrié (non vérifié), le 12/10/2010
Le budget de l'Union européenne représente 1% du PIB global de ses 27 Etats membres, le budget fédéral des Etats-Unis près de 20% du PIB de ses 51 Etats fédérés.
Le budget fédéral US, malgré le surendettement structurel colossal des Etats-Unis, peut servir de garant aux deux-tiers des 51 Etats fédérés qui sont eux-mêmes surendettés:par contre, le budget UE, en raison de son poids trop faible, ne peut servir de catalyseur pour une sortie collective de la crise des Européens.... L'anti-européanisme primaire des coservateurs britanniques se manifeste à nouveau, en prétextant le poids de la crise: en fait le Royaume_uni ne veut pas mettre fin au système injuste dont il bénéficie, en contribuant moins que les baltes ou l'Espagne à ce buget européen commun (ce qu'on appelle le "chèque Thatcher" ou la "ristourne britannique")
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