Dans son interview diffusée sur huit chaines de télévision, dimanche 29 janvier, le Président français a annoncé toute une série de réformes. Augmentation de la TVA, abandon des 35 heures, sanctions des entreprises qui n'embauchent pas assez de jeunes en alternance…  L'objectif est de renforcer la compétitivité de l'économie française pour lutter contre les délocalisations et la désindustrialisation du pays.

L'éventail de mesures envisagées est large, mais c'est surtout l'exemple allemand qui a été le leitmotiv du discours du Président candidat. 

Un socialiste exemplaire

A plusieurs reprises Nicolas Sarkozy a fait référence à la belle performance de l'économie allemande, le faible taux de chômage du pays…Et, selon lui, les réformes entreprises par le chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder au début des années 2000 sont la cause de cette réussite.

Le candidat conservateur a indiqué que ce dernier était un "homme de grande qualité". Pour le Président français, il n'est pas concevable que des réformes qui ont eu tant de succès de l'autre coté du Rhin n'aient pas les mêmes effets salutaires en France.

Germanophilie 

Les journaux allemands ont réagi lundi 30 janvier. Le quotidien Hamburger Abendblatt titre sur "le bouquet de réformes de Sarkozy à la Gerhard Schröder" et détaille les idées ressemblant à celles entreprises par l'ancien chancelier allemand. Le quotidien économique Handelsblatt parle de "l'amour de Monsieur Sarkozy pour l'Allemagne" et s'étonne des multiples comparaisons faites par le Président français avec Berlin. 

Finir comme Schröder?

Le correspondant de la chaîne de télévision publique allemande ARD à Paris a enfin ironisé sur l'éventuel souhait de Nicolas Sarkozy de finir sa carrière comme Gerhard Schröder.

Ce dernier n'a pas été réélu aux élections législatives de 2005, notamment à la suite des réformes impopulaires mises en œuvre contre la volonté d'une grande partie des Allemands.