Les fermes biologiques s’avèrent plus rentables

Les exploitations bio ont le vent en poupe. [Pornpilai Konggate/Shutterstock]

L’agriculture biologique affiche une meilleure rentabilité que l’agriculture conventionnelle, démontre le rapport annuel que l’Insee consacre aux acteurs économiques et à l’environnement. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.

Bonne pour l’environnement, l’agriculture bio est aussi bonne pour le portefeuille. Telle est la conclusion de l’analyse publiée le 5 décembre par l’Insee. Les exploitations bio spécialisées en viticulture, en maraîchage ou dans la production de lait de vache ont enregistré, en moyenne, en 2013, une meilleure rentabilité que les exploitations conventionnelles par unité physique de production et par capitaux engagés.

Ce résultat est tiré de l’analyse de plus de 30 000 exploitations (dont 1 800 bio) dont le chiffre d’affaires dépasse 76 500 euros. Pour les fermes bio, l’Institut s’est focalisé sur la viticulture, le maraîchage et la production de lait de vache.

Du côté des vignobles, les exploitants en bio génèrent un chiffre d’affaires supérieur de 46% aux vignerons conventionnels.

La société civile détaille ses propositions pour les états généraux de l’alimentation

Pas d’OGM, financer la bio, refuser les accords internationaux délétères… Cinquante ONG ont détaillé leurs propositions pour les États généraux de l’alimentation (EGA). Un article de notre partenaire le JDLE.

Valorisation et circuits courts

Ces gains sont à mettre sur le compte de plusieurs facteurs. À commencer par une meilleure valorisation des productions, du fait de prix plus élevés compensant une productivité plus faible.

Autres explications: l’apport de certaines subventions (ayant toutefois tendance à régresser), un recours plus systématique à la commercialisation des produits en circuit court, sans oublier des économies dues à une moindre utilisation des intrants de synthèse et à des frais vétérinaires réduits.

L'agriculture bio progresse vaille que vaille

En plein essor en France où le nombre d’agriculteurs bio a bondi de 9 % cette année, le bio n’aura plus droit aux aides au maintien dès 2018. Un choix qui risque de fragiliser la filière française, comme cela a été le cas au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.