EurActiv.fr

Actualités & débats européens dans votre langue

30/08/2016

Bruxelles accueille la conférence des donateurs sur le Mali

Aide au développement

Bruxelles accueille la conférence des donateurs sur le Mali

Catherine_Ashton_07.jpg

Des gouvernements et des organisations internationales se réunissent à Bruxelles mardi (5 février) afin de tenter de renforcer les acquis militaires engrangés contre les rebelles islamistes dans le nord du Mali en soutenant la démocratie, le développement économique et les droits de l’Homme dans l’un des pays les plus pauvres du monde.

 

Les troupes françaises et maliennes progressent rapidement et repoussent les rebelles des villes principales du nord du Mali. Dès lors, l'attention diplomatique se concentre sur la manière de garantir une sécurité durable dans le pays et de lutter contre la pauvreté et les griefs politiques qui ont contribué à l'instabilité du Mali.

 

« Lorsqu'un État s'écroule, il faut du temps pour le reconstruire […] Nous devons néanmoins essayer », a déclaré un haut fonctionnaire de l'Union européenne, sous couvert de l'anonymat.

 

La France a déployé 3 500 troupes au sol, des avions de combat et des véhicules blindés en janvier à la suite de l'avancée des rebelles vers le Sud et de la demande d'aide du gouvernement malien à Paris.

 

Un groupe de soutien international pour le Mali, qui inclut l'Union africaine, les Nations unies, l'Union européenne et l'Afrique occidentale, se réunit à Bruxelles mardi afin de discuter du financement, de l'équipement et de la formation d'une force de 8 000 Africains, qui devrait finalement remplacer les forces françaises.

 

Quelque 45 délégations devraient assister à la réunion, dont des ministres ou des fonctionnaires de l'Algérie, de la Libye et du Mali, ainsi que des prêteurs internationaux comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.

 

L'UE estime qu'elle peut apporter une contribution rapide en libérant quelque 250 millions d'euros d'aide au développement, gelés après un coup d'État au Mali en mars 2012. Elle peut également participer au financement d'organismes de surveillance des droits de l'Homme. Ils récolteraient des preuves de violations des droits de l'Homme commises par les rebelles et freineraient tout abus des troupes maliennes qui reprennent le pays.

 

Des organisations de défense des droits de l'Homme ont indiqué que l'offensive menée par la France au Mali avait provoqué des représailles ethniques de la part des troupes maliennes.

 

Fonds pour le développement

 

« À moyen terme, nous devons garantir que le Nord dispose de fonds adéquats pour le développement, de sorte que les communautés puissent développer des moyens de subsistance réels », a ajouté ce fonctionnaire de l'UE.

 

Des donateurs internationaux se sont engagés en janvier à débourser 455 millions de dollars (337,2 millions d'euros) pour la crise au Mali. Des promesses d'aide ne sont pas attendues mardi.

 

Seize États membres de l'UE, ainsi que la Norvège, ont fourni des troupes à l'équipe de 250 hommes que l'Union envisage d'envoyer au Mali afin de former l'armée du pays, selon des diplomates. Selon des sources de l'UE, les États membres étaient plus réticents à envoyer une force de 150 hommes dont la tâche serait de protéger les formateurs de toute menace à la sécurité.

 

Le groupe de soutien au Mali, créé l'année dernière, discutera également des étapes nécessaires afin de restaurer les services du gouvernement et de garantir la sécurité dans des régions où le gouvernement a récemment repris le pouvoir.

Contexte

 

La France a lancé une opération militaire surprise au Mali le 11 janvier en vue de déloger les rebelles liés à al-Qaïda du nord du pays.

 

L'UE a exprimé son soutien à la France et a indiqué qu'elle comptait accélérer une mission de formation des forces maliennes, prévue initialement à la fin du mois de février 2013.

 

La Commission européenne a prévu d'allouer 583 millions d'euros à des politiques d'aide au développement au Mali entre 2008 et 2013. Ces subventions se concentrent sur le développement économique, la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et l'eau potable.

 

L'aide a été gelée en mars 2012 quand les rebelles islamistes ont pris le contrôle du nord du pays.

Prochaines étapes

  • 31 juillet : le Mali envisage d'organiser des élections nationales

Plus d'information

 

Union européenne