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25/09/2016

La Commission débloque 10 millions d’euros pour la recherche sur le virus Zika

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La Commission débloque 10 millions d’euros pour la recherche sur le virus Zika

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, donne une conférence de presse sur le virus Zika.

[Agência Brasil Fotografias/Flickr]

Afin de combattre le virus Zika, qui se propage à toute allure en Amérique latine, l’exécutif est prêt à débourser 10 millions d’euros du budget européen.

Les fonds attribués à la recherche, qui proviendront probablement du programme Horizon 2020, pourraient par exemple servir à développer un vaccin contre Zika. 

Les programmes de vaccination mondiaux sont en train d’être mis en place, mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sait qu’un antivirus ne sera pas disponible de sitôt. La Commission européenne a déjà organisé une réunion d’évaluation sur le virus Zika avec le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), et décidé de suivre les recommandations de l’OMS, qui incluent des conseils aux voyageurs dans les zones touchées.

Les voyageurs et résidents de l’UE devraient en effet prendre des mesures personnelles et préventives, et utiliser des moustiquaires durant la nuit, porter des manches longues et rester dans des maisons bien protégées des moustiques.

En Europe, le risque de propagation du virus reste très faible, surtout pendant l’hiver.

Selon un porte-parole de la Commission, les 28 ministres européens de la Santé se rencontreront la semaine prochaine à Amsterdam pour approuver formellement le plan de recherche Zika.

L’OMS a déjà qualifié le virus Zika d’urgence mondiale et l’a comparé à la récente épidémie d’Ebola en Afrique occidentale. L’OMS estime que la propagation du virus en Amérique centrale et du Sud pourrait entrainer quatre millions de nouveaux cas en 2016.

>> Lire : Ebola illustre le manque de recherche sur les maladies des plus pauvres

Selon l’agence de presse espagnole EFE, 30 pays et territoires, pour la plupart en Amérique latine, figurent à présent sur une liste rouge des destinations.

Même si le virus, qui se transmet a priori par une piqure de moustique tigre, n’entraine que des symptômes légers ou invisibles, il est lié à des malformations congénitales, telles que la microcéphalie. Les enfants naissent avec des cerveaux anormalement petits et des déficiences neurologiques.

Selon Stratfor, le Honduras, le Salvador, la Jamaïque et la Colombie conseillent déjà aux femmes de repousser leur grossesse jusqu’à ce que le virus soit sous contrôle. 

Contexte

Le 1er février, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement déclaré que le virus Zika était une urgence mondiale. Qualifier le virus de menace pour la santé mondiale permet de le contrôler plus rapidement grâce à l’expertise, au personnel et aux ressources de l’OMS.

Prochaines étapes

  • 9-10 février : Les ministres de la Santé des 28 États membres se réunissent à Amsterdam pour discuter du virus Zika, entre autres menaces.