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06/12/2016

Les dirigeants du G7 promettent d’augmenter l’aide mondiale

Aide au développement

Les dirigeants du G7 promettent d’augmenter l’aide mondiale

Pour faire face à la plus grande crise des migrants en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, les leaders des pays du G7 se sont engagés à augmenter l’aide mondiale. Pourtant, seul le Royaume-Uni respecte ses engagements en matière de solidarité internationale.

Les pays du G7 vont augmenter les financements destinés aux pays en développement, notamment ceux touchés directement par la crise des réfugiés.

« Le G7 reconnaît que les mouvements à grande échelle de migrants et de réfugiés représentent un défi mondial qui appelle une réponse mondiale », affirme la déclaration finale publiée à l’issue du sommet du G7 au Japon.

>>Lire: Quand l’aide au développement sert à accueillir les réfugiés

En 2015, environ 1,3 million de migrants, dont bon nombre venus de pays déchirés par les conflits comme la Syrie et l’Irak, ont demandé l’asile à l’Union européenne, dont plus d’un tiers à l’Allemagne.

Hausse de l’aide au développement

Pour faire face à cette crise migratoire, les leaders mondiaux se sont engagés à augmenter l’aide internationale.  « Nous nous engageons à augmenter l’aide mondiale pour répondre aux besoins immédiats et à long terme des réfugiés et des autres personnes déplacées ainsi qu’à ceux des communautés hôtes », ont dit les dirigeants des sept pays industrialisés.

Le G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie et Canada) ne cite aucun objectif précis, mais fait référence à l’objectif international de consacrer 0,7 % du RNB à des dépenses de solidarité internationale.

Les pays les plus riches loin du compte

Pourtant, au cours de l’année 2015, seul le Royaume-Uni a effectivement respecté cet engagement des 0,7 %, qui arrivait à échéance en 2015. Les autres pays du G7 affichent quant à eux des niveaux de dépense variables.

Les États-Unis, premier donateur d’aide au développement au monde, n’a consacré que 0,17 % de son RNB  à l’aide internationale en 2015. Un chiffre qui place la première économie mondiale largement en dessous de la moyenne des dépenses  des principaux pays donateurs, qui se situe à 0,30 %.

>>Retrouver l’infographie: La crise des réfugiés chamboule l’aide au développement

Le Japon (0,21 %), l’Italie (0,22 %) et le Canada (0,28 %) demeurent eux aussi en dessous de cette moyenne mondiale, selon les données de l’OCDE.  La France et l’Allemagne font toutefois un peu mieux que les autres membres du club des pays les plus développés, en consacrant respectivement 0,37 % et 0,52 % de leur richesse nationale à l’aide publique au développement.

Fléchage vers les pays en crise

Les dirigeants ont également appelé à s’attaquer aux « causes profondes » de ces déplacements massifs de populations, « qui résultent des conflits, de la fragilité de l’État et de l’insécurité, des facteurs démographiques, économiques et environnementaux ainsi que des catastrophes naturelles ».