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30/09/2016

La sécurité au cœur des discussions à Bratislava

La sécurité au cœur des discussions à Bratislava

Le sommet informel de Bratislava devrait se concentrer sur la sécurité interne et externe de l’UE, selon un diplomate européen le 2 septembre.

Initialement, la présidence slovaque avait annoncé que l’objectif du sommet de Bratislava serait d’ouvrir les discussions sur l’avenir de l’UE après le Brexit. Ce sommet est « informel » dans la mesure où la Première ministre britannique n’y a pas été conviée, bien que le Royaume-Uni n’ait pas encore quitté le bloc.

Il n’y aura pas d’échanges officiels sur le Brexit, l’article 50 n’ayant pas encore été déclenché à ce jour.

>> Lire : Bratislava accueillera en septembre le premier sommet sur l’avenir de l’UE

Navettes diplomatiques

Au cours des navettes diplomatiques précédant le sommet, « le Brexit en lui-même » n’a pas été beaucoup évoqué, selon le diplomate, faisant allusion aux consultations menées par le président du Conseil, Donald Tusk, et les différentes réunions organisées par la chancelière allemande, Angela Merkel, le président de la République, François Hollande, et le Premier ministre italien, Matteo Renzi, ces dernières semaines.

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Les dirigeants européens se réuniront dans le château de Bratislava au cours d’une session matinale, déjeuneront ailleurs, peut-être à bord d’un bateau sur le Danube, et retourneront au château pour une autre session l’après-midi. Le sommet devrait se terminer à 18h30. Donald Tusk clôturera le sommet par un communiqué, qui ne rendra pas compte des conclusions du sommet, étant donné qu’il s’agit d’une rencontre informelle des dirigeants de l’Union.

« J’ai le sentiment que le concept-clé [du sommet de Bratislava] sera la sécurité », a estimé le diplomate. Il a expliqué que ce terme est compris au sens large : sécurité intérieure, extérieure, incluant donc la lutte du terrorisme, la protection des frontières, mais aussi l’énergie et l’économie.

Les sondages montrent clairement que les citoyens européens estiment que la lutte contre le terrorisme et la sécurité en général sont les thématiques les plus importantes. Le diplomate a d’ailleurs précisé que les questions économiques, pourtant au cœur des discussions il y a quelques années, ne faisaient plus partie des principales préoccupations de la population.

Il a également reconnu que certains pays tentaient d’ajouter des thématiques supplémentaires, notamment l’Allemagne qui souhaite aborder l’agenda numérique et la France pour l’emploi des jeunes. Dans l’ensemble, les discussions approfondies ne concernant pas la sécurité n’intéresseraient que très peu.

Début d’une nouvelle tendance

Il semblerait que le sommet marque l’apparition d’une nouvelle tendance de discussions informelles des autorités européennes en dehors de Bruxelles. Un autre sommet devrait être tenu en février sous la présidence maltaise, suivi d’un sommet à Rome en mars.

Interrogé sur la possibilité que la création d’une armée européenne soit abordée à Bratislava, le diplomate a déclaré qu’il ne pensait pas que cela se produise un jour. « Peut-être ne savent-ils pas de quoi ils parlent », a supposé le représentant européen à propos des Premiers ministres tchèque et hongrois qui avaient soulevé la question.

En outre, il a estimé que la répartition des pouvoirs du bloc avait peu de chances d’être évoquée au cours du sommet, contrairement à ce qui avait été annoncé. Cette réunion ne devrait pas aborder « plus » ou « moins » d’Europe. Le diplomate a également écarté les discussions sur le projet Nord Stream 2 ou le TTIP.

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L’accord UE-Turquie devrait, en revanche, avoir fait l’objet de discussions lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères à Bratislava le 2 septembre.

Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, s’est rendu à Bruxelles pour finaliser les préparations du sommet. Les membres du G8 devraient également se rencontrer le 12 septembre et les ambassadeurs du COREPER feront les dernières retouches à l’ébauche du communiqué, le 14 septembre.