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04/12/2016

Draghi estime que la géopolitique est la « principale source d’incertitude » pour l’économie

Draghi estime que la géopolitique est la « principale source d’incertitude » pour l’économie

Le patron de la BCE, Mario Draghi, a présenté les récents événemements géopolitiques comme « la source majeure d’incertitudes » pour l’économie, après le Brexit ou encore l’élection de Donald Trump aux États-Unis, lors d’une intervention lundi au Parlement européen.

« Si l’on regarde les événements récents, il est assez clair que l’incertitude géopolitique est devenue la source majeure d’incertitudes pour les mois à venir », a déclaré M. Draghi lors d’une audition devant la Commission des affaires économiques et financières du Parlement européen.

Le dirigeant de la Banque centrale européenne a notamment mis en avant la décision des électeurs britanniques de quitter l’Union européenne, et ses risques éventuels sur les économies européennes.

>>Lire : La BCE prête à tout en cas de Brexit

« Il est difficile de prédire les implications économiques précises de la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Elles dépendront surtout du calendrier, de l’évolution et de l’issue finale des prochaines négociations. Il est donc important d’avoir dès que possible une vision claire du processus de négociation pour réduire les incertitudes », a plaidé M. Draghi.

Future politique économique des États-Unis

L’élection surprise de Donald Trump, apôtre du protectionnisme, à la Maison Blanche, a par ailleurs soulevé de nombreuses questions sur la future politique économique de la première puissance mondiale.

Après une forte réaction initiale des places financières, qui ont chuté dans le sillage de ces deux événements, leur apaisement « nous conduit à conclure que les marchés sont plus résistants que ce l’on aurait attendu il y a quelques années », s’est cependant félicité le patron de la BCE.

>>Lire : Pour la BCE, Trump multiplie les risques économiques pour l’UE

« Ces changements sont assez profonds et vont affecter la réalité non seulement des prochains mois, mais aussi des prochaines années. Il est donc très difficile d’évaluer maintenant exactement leur impact final », a-t-il poursuivi, enjoignant à continuer à travailler à la reprise en zone euro, à renforcer le marché unique et à préserver la stabilité financière.