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26/09/2016

Hollande favorable à la suspension des pays gouvernés par l’extrême droite

Hollande favorable à la suspension des pays gouvernés par l’extrême droite

François Hollande

@FranceInter

Le président français, François Hollande, a émis la possibilité de suspendre un État membre de l’Union européenne si un gouvernement d’extrême droite arrive au pouvoir. Un article de notre partenaire Deutsche Wirtschafts Nachrichten.

« Un pays peut être suspendu de l’Union européenne », a déclaré François Hollande sur France Inter le 18 février. « L’Europe a les outils juridiques pour empêcher un pays de violer les principes démocratiques », a-t-il ajouté.

« Quand la liberté des médias est en jeu ou quand les constitutions et les droits de l’Homme sont menacés, l’Europe ne peut pas simplement agir comme un filet de sécurité. Elle doit mettre en place des procédures pour suspendre les pays. Cela pourrait aller aussi loin que cela », a poursuivi le président.

À ce jour, aucun pays n’a été suspendu de l’Union européenne pour cette raison ou pour une autre. Pour François Hollande, des « vérifications » pourraient être nécessaires pour surveiller les changements proposés en Pologne.

>> Lire : La Commission se penche sur l’État de droit en Pologne

Il existe néanmoins un précédent. En effet, l’Autriche a été sanctionnée en 2000 à cause de la participation de Jörg Haider, du Parti pour la liberté (FPÖ), au gouvernement. À cette époque, il n’était pas possible de suspendre un État membre. Bruxelles avait pourtant tapé du poing sur la table lorsque Jörg Haider avait fait l’éloge des politiques nazi pour l’emploi et avait qualifié les camps de concentration de camps de prison.

Les commentaires de François Hollande surviennent alors que sa cote de popularité se trouve dans une spirale descendante. Selon une récente enquête, 74 % de la population française ne veulent pas que François Hollande ou son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, se présentent aux élections présidentielles de 2017. L’enquête, publiée par Le Parisien le mois dernier, montre que seuls 24 % des Français voudraient voir ces deux candidats se représenter.

À titre de comparaison, 56 % des personnes interrogées soutiennent Alain Juppé, collègue de Nicolas Sarkozy chez les républicains, et 38 % et 37 % soutiennent respectivement l’actuel Premier ministre, Manuel Valls, et la chef de file du Front national, Marine Le Pen.

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