Vestager pressentie pour une vice-présidence de la Commission

Margrethe Vestager à Paris, le 15 septembre-Photo EURACTIV.fr

Conséquence inattendue de l’accord de dernière minute entre le Parti populaire européen et le parti centriste ADLE : Margrethe Vestager, membre de l’ADLE devrait être nommée au poste de vice-présidente de la commission laissé vacant par le départ de Kristalina Georgieva, selon plusieurs sources.

Mardi 17 janvier, l’élection d’Antonio Tajani au poste de président du Parlement européen s’est avérée longue et compliquée, et n’a pu se faire au final que grâce à une coalition entre les très europhiles élus centristes et eurosceptiques du groupe politique ECR. Un grand écart qui renforce toutefois l’influence du groupe de Guy Verhofstadt en général, dont fait partie  la commissaire danoise Margrethe Vestager.

>>Lire : Un vote historique porte l’Italien Antonio Tajani à la tête du Parlement européen

Du côté du PPE, on assure prudemment que « l’accord avec l’ADLE concerne le Parlement et seulement le Parlement, et ne peut pas avoir d’impact sur l’exécutif ».

La Commission, elle, protège jalousement le pré carré que représente le collège des commissaires. « Le président Juncker décidera bientôt sur le sujet» a assuré le porte-parole de la Commission. Mais sur ce thème comme sur d’autres, et alors que le nouveau président du Parlement européen Antonio Tajani a affirmé qu’il n’aurait pas d’ « agenda politique », la Commission assume au contraire sa propre ligne politique pro-européenne.

Vestager, un gage pro-européen

« Cette Commission a une relation particulière avec le Parlement européen du fait du processus électoral des « Spitzencandidaten. Nous continuerons à travailler de façon étroite avec la majorité pro-européenne de ce parlement » a aussi précisé Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission, le 17 janvier à Strasourg.

La coalition qui a permis à Antonio Tajani de prendre le pouvoir n’est toutefois pas aussi pro-européenne que l’exécutif le voudrait. Le choix de renforcer l’influence de l’ADLE avec un poste de vice-président à la Commission représente donc un soutien politique symbolique.

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Et la Commission n’aura aucun mal à défendre le bilan flatteur de la Commissaire à la concurrence.

En lançant une procédure pour violation aux principes des aides d’Etat contre l’Irlande qui a protégé les profits d’Apple de l’impôt, la commissaire danoise est devenu le héraut de la lutte contre l’évasion fiscale en Europe, bien plus que le commissaire aux affaires économiques Pierre Moscovici.

Conséquence inattendue de l’accord de dernière minute entre le centre-droit et les libéraux, Margrethe Vestager devrait être nommée au poste de vice-présidente de la Commission laissé vacant par le départ de Kristalina Georgieva, selon plusieurs sources.

Mardi 17 janvier, l’élection d’Antonio Tajani au poste de président du Parlement européen s’est avérée longue et compliquée, et n’a pu se faire au final que grâce à une coalition entre les très europhiles élus centristes, le PPE et les eurosceptiques du groupe politique ECR.

Un grand écart qui renforce toutefois l’influence du groupe de Guy Verhofstadt en général, dont fait partie  la commissaire danoise Margrethe Vestager.

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Du côté du PPE, on assure prudemment que « l’accord avec l’ADLE concerne le Parlement et seulement le Parlement, et ne peut pas avoir d’impact sur l’exécutif ».

La Commission, elle, protège jalousement le pré carré que représente le collège des commissaires. « Le président Juncker décidera bientôt sur le sujet », a assuré le porte-parole de la Commission. Mais sur ce thème comme sur d’autres, et alors que le nouveau président du Parlement européen Antonio Tajani a affirmé qu’il n’aurait pas d’« agenda politique », la Commission assume au contraire sa propre ligne politique pro-européenne.

 

«Les hommes ont bénéficié de quotas officieux pendant des siècles» selon Vestager

Elue « Femme de pouvoir » de l’année, Margrethe Vestager s’engage pour les quotas de genre dans les institutions publiques.

La commissaire, qui a inspiré la série danoise Borgen, est aussi une des rares représentantes de l’exécutif européen à laquelle les médias américains s’intéressent.

Et « face à l’élection de Trump, l’affirmation de la volonté de lutte contre l’évasion fiscale de l’Europe n’est pas un luxe », assure un eurodéputé.

Sa nomination à un poste de vice-présidente permettrait aussi de détourner l’attention de celle de l’allemand Günther Oettinger au poste de commissaire aux budgets, qui n’est toujours pas passée auprès de certains eurodéputés, comme la délégation socialiste française.

« Nous comprenons et nous partageons les vives critiques dont fait l’objet M. Oettinger. Ses propos de Hambourg et les circonstances de son voyage à Budapest ont gravement entaché sa légitimité » avait-elle estimé, avant que Martin Schulz ne confirme l’aval du Parlement européen dans une lettre à la Commission datée du 16 janvier.