L’Autriche pas favorable aux projets d’élargissement de Juncker

Le chancelier autrichien, Christian Kern à Bruxelles, le 10 Mars 2017.EPA/Stéphanie Lecocq

L’idée d’élargir l’espace Schengen à la Roumanie, la Bulgarie et la Croatie défendue par Juncker lors de son discours sur l’état de l’Union a fait l’unanimité contre elle en Autriche.

Le chancelier autrichien Christian Kern, membre du Parti social démocrate, et le ministre des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, issu des rangs conservateurs, se sont tous deux prononcés jeudi contre les propositions du président la Commission européenne concernant l’élargissement de la zone euro et de l’espace Schengen.

En direct: le #SOTEU, rendez-vous politique clé pour l'Europe

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, donne sa vision de l’UE dans un discours de politique générale : le SOTEU, ou discours sur l’état de l’Union, le mercredi 13 septembre.

Dans son discours annuel sur l’état de l’Union, Jean-Claude Juncker a souhaité mercredi que tous les États membres soient invités et aidés à rejoindre la zone euro, l’union bancaire et l’espace Schengen de libre circulation des personnes, ce dont la France, l’Allemagne et plusieurs pays d’Europe orientale se sont félicités.

« Élargir la zone euro n’a tout simplement pas de sens tant que nous n’avons pas réglé cela », a commenté Christian Kern, évoquant la crise financière grecque, l’évasion fiscale et le problème des travailleurs détachés.

« Cela revient en quelque sorte à étendre les problèmes, pas à accroître la coopération. Je pense que ce concept n’a pas été suffisamment réfléchi », a ajouté le chef du gouvernement, au micro de la radio publique.

Sebastian Kurz, qui sera son principal adversaire lors des législatives du 15 octobre, a tenu des propos similaires.

« La zone euro et l’espace Schengen sont ouverts à tout le monde, à condition que les critères soient respectés (…) Nous devons éviter les situations comme celle de la Grèce », a-t-il déclaré.

Juncker tend la main aux Balkans occidentaux

Lors de son discours sur l’état de l’Union, Jean-Claude Juncker a appelé à une vision crédible pour l’élargissement et l’adhésion des pays des Balkans occidentaux, tout en rejetant tout raccourci vers l’UE.