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29/05/2016

Un nouveau régime d’asile européen pour avril

Avenir de l'UE

Un nouveau régime d’asile européen pour avril

À l’approche du printemps, le nombre de réfugiés devrait à nouveau augmenter. Un nouveau règlement de Dublin devrait permettre de mieux gérer l’afflux. [Freedom House/Flickr]

La Commission européenne veut établir un nouveau régime d’asile européen.

La Commission a annoncé son intention d’élaborer un nouveau système pour recevoir les réfugiés. Selon un porte-parole de l’exécutif, le Conseil européen a demandé à la Commission de proposer un nouveau « système de Dublin », ou Dublin III, en mars, puis de soumettre une première ébauche de projet en avril. Le porte-parole n’a pas précisé quelle partie du vieux système serait modifiée.

L’exécutif veut aussi avancer sur la mise en place d’une agence européenne de protection des frontières, qui, dernièrement, a été retardée. En décembre, le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, a proposé de remplacer Frontex. La nouvelle agence emploierait plus de 1 000 personnes, soit le double de l’effectif actuel de Frontex.

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Le 17 février, à la veille du sommet sur la crise des réfugiés et le Brexit, Angela Merkel a déclaré au Bundestag que les principes de liberté de circulation et de non-discrimination, ainsi que le système de quotas, seraient non négociables.

Quant au système de quotas, la chancelière a estimé que l’UE paraissait « ridicule », puisque l’accord prévoyant la relocalisation de 160 000 réfugiés n’est pas du tout respecté. Angela Merkel a également insisté sur l’importance de combattre les causes de départ.

Selon elle, l’objectif est de « réduire drastiquement » le nombre de réfugiés. Pour cela, il faut s’attaquer aux motifs qui poussent les personnes à demander l’asile, protéger les frontières extérieures de l’EU et appliquer l’accord de relocalisation.

Juncker fait l’éloge de Merkel

Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a aussi manifesté son soutien à la chancelière allemande. Dans une interview avec le journal Bild, il a déclaré être convaincu que les mesures prises par Angela Merkel s’avèreront fondées, et que le conflit autour de la crise des réfugiés ne lui coutera pas son poste.

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Toute autre approche aurait « fait la part belle aux populistes », a déclaré le président de la Commission. Grâce aux mesures importantes prises par le gouvernement turc, moins de réfugiés se rendront en Europe occidentale, a-t-il ajouté. Il a aussi salué l’effort des États membres pour doubler la somme disponible pour faire face à la crise, « en un temps record ». En effet, 10,1 milliards d’euros ont été mobilisés.

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