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23/01/2017

Un sondage prévoit une avance du « oui » au référendum grec

Avenir de l'UE

Un sondage prévoit une avance du « oui » au référendum grec

Manifestation anti-référendum à Bruxelles.

[Joel Schalit/Flickr]

Les intentions de vote à l’occasion du référendum en Grèce ont basculé en faveur du « oui », selon les résultats d’un sondage publié le 3 juillet. 

Un nouveau sondage sur l’issue du référendum de dimanche 5 juillet en Grèce, par lequel les électeurs sont appelés à dire s’ils acceptent ou rejettent les propositions des créanciers internationaux, conclut à un avantage pour le « oui », d’une courte tête, avec 44,8 %, tandis que le « non » recueillerait 43,4 %.

Ce sondage, réalisé par l’institut Alco et publié vendredi par le journal Ethnos, fait état de 11,8 % d’indécis.

Il montre aussi que 74 % des Grecs souhaitent le maintien de leur pays dans la zone euro contre 15 % qui réclament le rétablissement d’une « monnaie nationale » et 11 % qui ne se prononcent pas.

>>Lire : Tsipras poursuit sa campagne pour le «non» au référendum

Les électeurs interrogés sont divisés à égalité entre 43 % pour qui le référendum sera sur le fond une consultation sur la poursuite de l’appartenance de la Grèce à la zone euro, et 43 % pour qui les Grecs se prononceront uniquement, dimanche, sur une acceptation ou non des propositions des créanciers.

Néanmoins, 61 % des sondés disent penser qu’une victoire du « non » accroîtra le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

>>Lire aussi notre couverture en direct : Une solution pour la Grèce ?

En outre, 46 % pensent que la décision d’organiser ce référendum est une mauvaise chose et 44 % sont d’un avis contraire.

Globalement, ce sondage marque un revirement, car jusqu’à présent, la seule enquête d’opinion complète à avoir été publiée depuis l’annonce du référendum donnait le « non » en tête, mais déjà en net recul après l’annonce de la fermeture des banques pour toute la semaine. Cette enquête-là donnait 54 % pour le « non » et 33 % pour le « oui ».

>>Lire : Les politiques allemands tancent la Grèce avant le référendum

De son côté, Valdis Dombrovskis, commissaire européen chargé de l’euro et du dialogue social, estime vendredi dans une interview au journal allemand Die Welt que le référendum grec n’est ni factuellement ni juridiquement correct, et qu’il serait faux de penser qu’une victoire du « non » renforcera la position de la Grèce aux négociations.

>>Lire : Le referendum grec divise la zone euro

Il faudra sans doute plusieurs semaines pour mettre au point un troisième plan d’aide à la Grèce, ajoute-t-il en assurant que l’Union européenne s’emploie à maintenir ce pays dans la zone euro.

Le dernier sondage en date a été publié vendredi matin alors que le Fonds monétaire international (FMI) venait d’estimer que la Grèce aurait encore besoin de 50 milliards d’euros d’aides au cours des trois prochaines années.

Cette évaluation souligne l’ampleur des problèmes auxquels sera confronté Athènes, quel que soit le résultat du référendum dimanche soir.

Contexte

Le parti anti-austérité Syriza a remporté une victoire écrasante lors des élections anticipées du 25 janvier dernier en Grèce, mais n'a pas obtenu une majorité absolue au parlement.

Son chef de file, Alexis Tsipras, a affirmé que le « cercle vicieux de l'austérité » était terminé, déclenchant ainsi des réactions variées au sein de l'UE.

Les proposition de réformes avancées par Athènes n'ont pas convaincu l'Eurogroupe et les créanciers du pays, et la Grèce, qui ne peut plus honorer ses dettes, se retrouve dans une situation plus précure que jamais.

>> Lire : La victoire de Syriza brave l'austérité en Europe