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19/01/2017

Avancée à petit pas pour l’accord de la COP21

Climat & Environnement

Avancée à petit pas pour l’accord de la COP21

Laurent Fabius, président de la COP21, lors d'une séance plénière à Paris le 8 décembre. [James Crisp]

La dernière version de l’accord international pour limiter le réchauffement climatique sera publiée le 9 décembre à 13h00, a annoncé Laurent Fabius. 

La dernière version publiée aujourd’hui servira de base à l’accord final, qui devrait être approuvé le vendredi 11 décembre à 18h00, soit le dernier jour de la COP21.

La nouvelle version « propre » de l’accord contiendra moins d’options pour les négociateurs, sera plus courte et prendra en compte les réunions et discussions de la semaine passée à Paris, a promis Laurent Fabius aux journalistes le 8 décembre au soir, suite à une séance plénière à la COP21.

Laurent Fabius, qui n’a pas pris aucune question de la presse, a établi un programme pour qu’il n’y ait « pas de surprises », et pour ne pas reproduire l’échec notoire de l’accord de Copenhague en 2009.

La méthode de travail transparente débouchera, espérons-le, sur un accord équilibré, a commenté le président de la COP. « J’espère que nous aurons un document qui nous permettra d’atteindre l’étape finale », a-t-il ajouté.

>> Lire : Un dispositif inédit à la COP21 pour aboutir à un texte d’ici jeudi

Il a affirmé que les négociateurs continueraient à travailler toute la nuit sur le texte dans une course contre la montre afin d’affiner l’accord pour limiter le réchauffement climatique à deux degrés au-dessus du niveau préindustriel.

Les négociateurs s’efforcent d’atteindre un accord qui pourra être soutenu par près de 200 pays. Laurent Fabius s’est dit ravi de voir que son programme était soutenu à l’unanimité par les parties prenantes. 

A Paris, de plus en plus de personnes parlent de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré, mais il est difficile d’envisager un tel objectif à un stade si avancé des négociations.

Alliance de l’UE avec les pays en développement

Le commissaire européen au climat, Miguel Arias Cañete a déclaré le 8 décembre que l’UE était « ouverte » à un abaissement de la limite, mais a souligné que les discussions étaient encore en cours.

Miguel Arias Cañete s’est exprimé lors d’une conférence de presse organisée après que l’UE et 79 États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique se sont accordés sur une position commune à la COP21.

La coalition demande un accord inclusif, ambitieux et juridiquement contraignant, accompagné d’un mécanisme de suivi tous les cinq ans, de processus d’évaluation et d’un objectif à long terme pour lutter contre le réchauffement climatique.

Avant le début de la COP21, l’UE cherchait déjà à s’allier avec des pays en développement.

Reste donc à savoir si l’accord sera contraignant au niveau international. Si tel est le cas, les États-Unis devront se confronter à l’hostilité du Congrès. 

Interrogé sur ce point, Miguel Arias Cañete a déclaré que l’accord devait au moins être contraignant au niveau national, ce qui signifie que la législation nationale devra faire respecter le pacte.

L’Inde, la Chine et d’autres économies émergentes s’opposent à certains éléments soutenus par Bruxelles et les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

>> Lire : Comment les émergents mènent la danse à la COP21

Certains estiment que l’annonce conjointe sert de riposte pour ceux qui accusent l’UE de perdre son leadership sur les questions climatiques, face aux États-Unis et à la Chine. 

Contexte

Les négociations sur le changement climatique ont commencé en 1992. Tous les ans, l’ONU organise une conférence internationale sur le changement climatique appelée la Conférence des Parties, ou COP.

Paris organise la 21ème conférence en décembre 2015. Les États participants doivent y conclure un accord pour remplacer le protocole de Kyoto, dont le but était de réduire les émissions de CO2 entre 2008 et 2012.

Prochaines étapes

  • 11 décembre : dernier jour de la COP21