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17/01/2017

Hollande plaide la cause de la COP21 au sommet européen

Climat & Environnement

Hollande plaide la cause de la COP21 au sommet européen

David Cameron lors d'une réunion avec François Hollande et Angela Merkel.

[Number 10/Flickr]

Le président français a appelé à la mobilisation en faveur de l’application de l’accord de Paris sur le climat dans les politiques nationales et européennes, à l’issue du sommet des 17 et 18 décembre.

L’accord mondial sur le climat n’aura pas occupé beaucoup de place dans les conclusions du dernier Conseil européen de l’année.

Dans leurs conclusions, les chefs d’État et de gouvernement demandent à la Commission et au Conseil de réaliser une évaluation des conclusions de la COP 21 et de préparer les prochaines étapes d’ici mars 2016.

Passé sous silence par le Premier ministre britannique David Cameron lors de sa conférence de presse, l’accord climatique obtenu le 12 décembre à Paris a cependant été salué par le président François Hollande.

Revoir les politiques climatiques européennes

«  Tous les pays, les 28, ont une nouvelle fois salué ce qui c’était produit à Paris. Ils ont confirmé combien cet accord était historique et combien il allait transformer l’ensemble des politiques énergétiques, et donc la politique européenne et la politique de chaque pays membre », a rappelé le président français.

>>Lire : INFOGRAPHIE: Les décisions de la COP21 en un coup d’oeil

L’Union européenne s’est en effet engagée dans le cadre de la conférence sur le climat à réduire ses émissions de CO2 de 40 % d’ici à 2030. Un objectif qui devra être révisé pour atteindre l’objectif mondial d’un réchauffement en dessous des 2 °C fixé à la COP 21.

Pour l’heure, l’ensemble des contributions des pays devrait permettre de limiter le réchauffement à 2,7 °C. Pour atteindre leur cible, l’ensemble des pays s’est engagé à revoir leur contribution à la hausse d’ici 2023, selon les termes de l’accord. Une date jugée trop lointaine par de nombreux observateurs.

Nouvelles propositions

 « Il est très important que nous puissions bénéficier des succès de la COP 21, pour faire, à notre niveau européen, les traductions et les changements qui s’imposent. C’est la raison pour laquelle l’accord trouvé doit permettre à la Commission de nous faire des propositions sur le renouvelable, l’efficacité énergétique et la recherche », a affirmé le président François Hollande à l’issue du sommet.

Pour préparer le suivi de l’accord, le président français a également insisté sur la nécessité de « tirer toutes les conclusions […] de l’accord de Paris, au plan national, mais aussi au plan européen ».

>>Lire : Les eurodéputés refusent de renforcer les objectifs climat européens

« J’ai proposé qu’il y ait une COP 1 France […] Il peut y avoir la même chose pour l’Europe, une COP 21 Europe, que nous devons mettre en œuvre. Avec les objectifs qui sont les nôtres, bien sûr, la lutte contre le réchauffement, mais aussi la sécurité d’approvisionnement et la compétitivité », a rappelé François Hollande.

Sauver Schengen

La question de la sauvegarde de l’espace Schengen, mis à mal par la crise migratoire, mais aussi par les attaques terroristes de Paris, s’est également imposée lors du sommet européen.

« Les États se sont engagés pour protéger Schengen », s’est félicité François Hollande. Il a qualifié de « très importante » la décision prise par le Conseil d’instaurer des contrôles systématiques aux frontières extérieures de l’espace Schengen, afin de pouvoir savoir avec précision qui entre et qui sort de cette zone.

Outre l’identification de potentielles recrues de Daech et de combattants étrangers qui rentrent au pays, cette mesure pourrait rassurer les États quant à leurs frontières nationales à l’intérieur de l’espace Schengen.

Les mesures arrêtées par le Conseil incluent notamment la prise des empreintes digitales des personnes qui franchissent la frontière externe de Schengen. Les États se pencheront également sur la proposition de la Commission, qui souhaite mettre en place un « corps européen de gardes-frontières et de garde-côtes ».

>> Lire : Les États membres renvoient le dossier des gardes-frontières à la présidence néerlandaise