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17/01/2017

Les leaders socialistes adoptent 21 propositions pour la COP21

Climat & Environnement

Les leaders socialistes adoptent 21 propositions pour la COP21

Le premier ministre Manuel Valls a signé 21 « propositions progressistes » en vue de la COP 21, prônant un « accord international universel et contraignant » à Paris et mettant l’accent sur les financement internationaux. 

Ces 21 propositions ont été signées par plusieurs responsables sociaux-démocrates européens réunis à Paris, dont Sergueï Stanichev, le président du Parti socialiste européen (PSE), qui réunit les partis socialistes et sociaux-démocrates européens, ainsi que par le premier secrétaire du PS français, Jean-Christophe Cambadélis.

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Parmi les « propositions progressistes », figure au titre du financement climatique, un « objectif de réorientation d’au moins 10 % des flux d’investissements des acteurs financiers vers des projets d’économie verte ».

Sur le front de la solidarité internationale, les leaders du Parti socialiste européen demandent que des discussions s’ouvrent sur le «statut légal des réfugiés climatiques » et demandent davantage de solidarité financière et technologique AVC les pays du Sud. 

« Comme nous le savons tous, pour les pays en développement l’action climatique est particulièrement difficile, car ils n’ont pas toujours les ressources nécessaires pour y faire face » a rappelé Serguei Stanichev, le président du Parti socialiste européen. « En tant que socialistes, nous sommes convaincus que les pays avec la responsabilité historique la plus élevée, ces pays doivent apporter une contribution plus importante aux financements climatiques, c’est une question d’équité.

Dans le même registre, le texte recommande que « des banques de développement développent des feuilles de route en matière d’investissements climatiques qui excluent le soutien financier aux combustibles fossiles ».

Mécanisme de révision

Le document préconise de même un accord à Paris « dynamique incluant des mécanismes d’évaluation tous les cinq ans ». Les engagements doivent être universels et contraignants. Cela doit être assorti d’un suivi quinquennal, car tous les états qui s’engagent devront rendre des comptes » a martelé l’italien Gianni Pittella, président du groupe socialiste au Parlement européen. 

Les « propositions progressistes » souhaitent aussi que l’« UE augmente son objectif de réduction des gaz à effets de serre après la COP21 au-delà du niveau actuel de 40 % d’ici à 2030 comparé à 1990, ainsi que ses objectifs en termes d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique ».

« À nous de faire de la COP21 un succès », a lancé Manuel Valls devant l’assistance réunie à la Maison de la Chimie à Paris. « La lutte contre le changement climatique prend toute sa place dans le grand récit de la gauche et elle doit contribuer au renouvellement de notre pensée et de notre action. À nous de nous saisir de ces enjeux. »

« S’il faut une taxe sur les transactions financières pour financer notamment le Fonds vert des Nations unies, nous la soutiendrons », avait déclaré un peu auparavant Jean-Christophe Cambadélis. « Après tout, il n’est pas complètement absurde que la finance mondiale, qui pousse au profit et à l’exploitation sans limites des ressources limitées de notre planète, contribue un peu à son sauvetage. »

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