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05/12/2016

Royal soutient Laurence Tubiana comme responsable climat de l’ONU

Climat & Environnement

Royal soutient Laurence Tubiana comme responsable climat de l’ONU

Laurence Tubiana a mené les négociations climatique de la COP21 pour la France.

[OEA - OAS/Flickr]

La ministre de l’Environnement soutient désormais la candidature de Laurence Tubiana au secrétariat de la convention Climat, qu’elle aurait pourtant bloqué précédemment. Un article de notre partenaire le JDLE.  

La ministre de l’Environnement avait convoqué la presse, ce mercredi 6 avril, dès la sortie du conseil des ministres. Il s’agissait pour Ségolène Royal de présenter le bilan de ses actions menées ces deux dernières années. Et accessoirement de révéler son programme de travail pour l’année en cours.

Avant le verre de l’amitié, la ministre a daigné répondre à quelques questions dont la réponse a parfois surpris.

Interrogée sur le manque de soutien de l’administration Valls à la candidature de Laurence Tubiana au secrétariat général de la Convention des Nations unies sur le climat (CCNUCC),, la numéro 3 du gouvernement réplique: «Je vais voir dans quelle mesure nous pouvons encore présenter sa candidature alors que les délais sont dépassés. Je pense que c’est encore possible. Et si c’est le cas, je la soutiendrai.»

Ségolène Royal étant soupçonnée d’avoir intercédé au plus haut niveau de l’état pour bloquer cette nomination, qui faisait pourtant consensus en pour succéder à Christiana Figueres comme chef du climat aux Nations unies.

Laurence Tubiana, virtuellement candidate

La promesse mettra du baume au cœur de l’ambassadrice au climat qui, quelques heures plus tôt, disait aux membres de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale sa déception de ne pas avoir été soutenue par le gouvernement français.

>>Lire : La diplomatie française, grande gagnante de la COP21

Sa présidente, Elisabeth Guigou, avait «personnellement et vivement regretté que la France n’ait pas proposé la candidature de Laurence Tubiana à un poste où elle fait l’unanimité». Prudente, l’intéressée se déclare toujours «virtuellement candidate».

Autre sujet évoqué: la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Prévu par la loi sur la transition énergétique, cet exercice de planification décline concrètement les moyens prévus par le gouvernement pour que la France atteigne ses objectifs climatiques, notamment.

Initialement, la PPE devait être publiée l’an passé. Finalement, seule une partie de son volet Energies renouvelables a été rendue publique le 13 novembre dernier.

Manque le nucléaire

Manque désormais le chapitre consacré au… nucléaire. Un sujet complexe, concède la locataire de l’Hôtel de Roquelaure. «Car, pour maintenir le nucléaire au niveau fixé par la loi, il faut développer les énergies renouvelables.» Il faut aussi déterminer, avec EDF, les réacteurs qui devront être arrêtés.

Lors du conseil des ministres, Ségolène Royal a présenté une ordonnance autorisant les pouvoirs publics à lancer des appels d’offres pour des installations de production et d’injection de biométhane. Selon la ministre, ce texte pourrait permettre la concrétisation de 300 projets de ce type. Les objectifs d’injection de biométhane dans les réseaux représentent 6 à 8 térawattheures par an en 2023.

Pas question, toutefois, de fermer «ceux qui sont en état de marche et qui ont fait l’objet d’investissement», précise-t-elle. Ce qui pourrait correspondre au portrait chinois de Fessenheim. Ou pas. Car la ministre avoue tout de go que ses services esquissent tout particulièrement l’avenir des centrales situées à nos frontières et pour lesquelles existe «une demande de nos voisins». Ce qui, là encore, pourrait correspondre à… Fessenheim. Quoi qu’il en soit, a-t-elle promis, la PPE sera publiée «le plus vite possible».

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