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04/12/2016

Transports: harmonisation et transparence des données routières

Climat & Environnement

Transports: harmonisation et transparence des données routières

Harmonsier les données pour lutter contre les GES.

[Nelson Minar/Flickr]

Une ordonnance vise à harmoniser le recueil, le traitement et la diffusion des données de circulation de tout le réseau routier. Un outil pour mieux estimer les émissions de gaz à effet de serre, agir sur la sécurité routière et la qualité de l’air. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.

Afin de disposer d’informations statistiques fiables et harmonisées sur la circulation routière nationale, départementale ou dans les agglomérations, Ségolène Royal a présenté au conseil des ministres du 27 juillet une ordonnance relative à la communication des données de circulation routière des collectivités territoriales et de leurs groupements. Objectif: modifier le code de la voirie routière pour préciser les conditions de communication à l’Etat de ces données.

Trafic départemental

Car jusqu’à présent, les informations concernant la circulation sur les routes départementales étaient présentées sur les sites internet des conseils départementaux sous forme de cartes, de tableaux ou de fichiers non réutilisables. Ce qui rendait très difficile leur utilisation de manière simple et homogène pour illustrer la circulation sur un territoire. Désormais, les données sur le trafic moyen journalier et annuel et le pourcentage des poids lourds dans ce trafic seront communiquées annuellement par voie électronique. Un guide de bonnes pratiques présentera les définitions des données statistiques demandées, les méthodes de calcul, ainsi que des recommandations pour établir un référentiel permettant l’agrégation des données. L’Etat les publiera annuellement sous forme électronique, dans un standard ouvert et aisément réutilisable.

Qualité de l’air

Ces données seront utiles pour mieux connaître les trafics sur l’ensemble du réseau routier, au-delà du seul réseau national. Ainsi, l’Etat espère agir plus efficacement en termes de sécurité routière, de suivi conjoncturel de la circulation sur les plus grands axes, d’aménagement des territoires, d’évaluation des projets de transport. Ces données seront également nécessaires pour l’estimation des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre (GES) des véhicules, afin d’évaluer l’impact de certaines mesures de gestion ou de réglementation de la circulation et apporter des éléments en matière de diagnostic de qualité de l’air, de niveau de bruit et de bilan environnemental.

>> Lire aussi : Le débat s’ouvre sur la qualité de l’air au Parlement européen

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