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27/09/2016

L’accord de Paris pourrait entrer en vigueur plus tôt que prévu

Climat & Environnement

L’accord de Paris pourrait entrer en vigueur plus tôt que prévu

Christiana Figueres espère que l'accord prendra effet deux ans avant la date prévue. [UN Climate Change/Flickr]

Christiana Figueres, responsable du climat aux Nations unies, a déclaré que l’accord de Paris sur le changement climatique conclu en décembre dernier pouvait entrer en vigueur deux ans avant la date prévue de 2020. Un article de notre partenaire Edie.net.

À quelques jours de la cérémonie officielle de ratification de l’accord de Paris, qui aura lieu la semaine prochaine à New York, la directrice de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), Christiana Figueres, a déclaré qu’une entrée en vigueur précoce était plausible.

« Vous serez les premiers au courant : je pense que l’accord pourra entrer en vigueur d’ici à 2018 », a annoncé Christiana Figueres à son auditoire de l’Imperial College, tout en ajoutant que plus de 130 pays devaient venir ratifier l’accord.

>> Lire : L’accord de Paris risque-t-il d’entrer en vigueur sans l’UE ?

« Il y en aura peut-être plus, mais nous verrons ce qu’il se passe le 22 avril », a ajouté Christiana Figueres, qui quittera ses fonctions en juillet. La responsable onusienne a insisté sur le fait que Paris n’était qu’un projet pour garantir la réduction mondiale des émissions de carbone, assurant que ceux qui « investissaient encore de l’argent dans le Co2 allaient perdre de l’argent ».

L’avertissement de Christiana Figueres survient la même semaine où l’un des plus grands producteurs privés de charbon, Peabody Energy Corp a déposé le bilan. La chute drastique des prix du charbon a empêché l’entreprise de pouvoir financer sa récente expansion en Australie.

>> Lire : La Commission approuve l’aide aux énergies fossiles au Royaume-Uni

Les prévisions optimistes de Christiana Figueres reflètent l’attitude globalement positive entourant le futur de la politique de lutte contre le changement climatique, motivée par une série d’annonces positives faites par les gouvernements et les grandes entreprises.

Au début du mois, les États-Unis et la Chine ont annoncé qu’ils comptaient se joindre officiellement à l’accord de Paris en 2016. Les deux pays, responsables de 40 % des émissions mondiales, ont publié une déclaration conjointe acceptant de signer le contrat afin de prendre « des mesures nationales » pour approuver l’accord. Au même moment, quatre des plus grandes entreprises du monde – Google, Apple, Amazon et Microsoft – ont averti que toute tentative de blocage d’une transition écologique aux États-Unis pourrait s’avérer couteuse pour l’économie mondiale et le bien-être humain.

Même si la plupart des gouvernements et des multinationales semblent accepter les principaux éléments de l’accord de Paris, il parait de plus en plus évident que certains pays ne coopèreront pas. Le mois dernier, un groupe de réflexion influent a encouragé les pays en développement à boycotter la cérémonie de ratification de la semaine prochaine, invoquant une perte potentielle d’influence politique si l’accord était signé après si peu de négociations.