Climate Chance : l’Afrique accueille la communauté climatique

Climate Chance, à Agadir.

L’ouverture du deuxième sommet mondial des acteurs non-étatiques, le 11 septembre à Agadir, a mis l’accent sur la vulnérabilité du continent africain aux effets du dérèglement climatique ainsi que sur son pouvoir de réaction. Un article de notre partenaire, le JDLE.

Le président de la région Souss Massa, Brahim Hadi, l’a résumé : « Le continent africain pâtit de nombreuses conséquences du réchauffement alors qu’il ne contribue qu’à hauteur de 4 % aux émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales ».

Pas de résignation pour autant : « On voudrait aller plus vite vers le zéro carbone dans la région », a-t-il poursuivi.

Le temps de la coopération

Même son de cloche chez Ronan Dantec, le président de l’association Climate Chance, à l’origine du lancement de ces sommets climatiques non-étatiques, dont la précédente édition s’est déroulée à Nantes en septembre 2016.

Il a rappelé que « si le continent africain est le plus exposé au réchauffement, son développement urbain conditionnera l’explosion ou la stabilisation des émissions mondiales de GES ».

Le 8e sommet Africités, qui se tiendra à Brazzaville en 2018, sera l’occasion de faire le point sur les actions décidées lors du sommet Climate Chance. « Comment ne pas ressentir de la colère devant l’impuissance de la communauté internationale à lutter contre le dérèglement climatique ? Et en même temps, nous n’avons pas le temps de la colère, juste le temps de la coopération », a souligné le sénateur écologiste de Loire-Atlantique.

Entreprises et dialogue de facilitation

Pour la secrétaire exécutive de la CNUCC [1], Patricia Espinosa, l’Afrique est multiple. Ce continent, qui est en première ligne du réchauffement, est aussi celui où « les entreprises vont de l’avant pour mesurer leurs émissions de GES ». Entreprises, mais aussi régions, collectivités locales, individus…

Des acteurs-clés dont 5 000 représentants, en majorité africains, participent au sommet Climate Chance jusqu’au 13 septembre. Pour resserrer les liens de la communauté climatique internationale et échanger les bonnes pratiques permettant d’accélérer la réduction des émissions de GES.

[1] Convention des Nations unies pour les changements climatiques