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24/08/2016

La France continue d’attirer les investisseurs allemands

Commerce & Industrie

La France continue d’attirer les investisseurs allemands

(Credit: Bildagentur Zoonar GmbH/Shutterstock)

L’Allemagne est de nouveau le deuxième investisseur étranger à créer des emplois en France, derrière les Etats-Unis. Le coût du travail est en train de se lisser entre les deux pays.

L’Allemagne est la locomotive des investissements directs en France, derrière les États-Unis. Et cela malgré des relations bilatérales souvent houleuses.

En 2013, l’Allemagne a porté 106 nouveaux projets en France. Permettant de créer ou sauvegarder 29 631 emplois en France. En dépit de la pression fiscale élevée, souvent reprochée à la France, et à un impôt sur les sociétés décrié, la France continue de séduire l’Allemagne.

Selon la Chambre de commerce et d’industrie Franco-Allemande, les investissements allemands représentent actuellement 15 % de l’ensemble des projets d’investissements en France. Ils se concentrent dans les domaines de la recherche et du développement, de la production industrielle, de l’ingénierie, des prestations de services aux entreprises dans le secteur de l’automobile, de l’énergie et des nouvelles technologies.

Toutefois, les investissements étrangers créateurs d’emplois en France ont reculé, par rapport aux années précédentes. En effet, l’AFII (l’Agence Française pour les Investissements Internationaux),  notait une chute de 1,2 % en 2013 par rapport à 2012.

L’écart France-Allemagne se réduit sur le coût du travail

L’écart du coût du travail entre l’Allemagne et la France s’est réduit en 2013, selon Les Echos qui explique ce resserrement par la mise en place du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE).

Selon les calculs du centre d’observation économique COE-Rexecode, le coût horaire du travail, qui additionne le salaire et les charges, a augmenté de seulement 0,2% en France en 2013 contre 2,2% en Allemagne.

Ce regain de compétitivité des entreprises françaises est dû intégralement au Crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), précise Les Echos. La tendance devrait se poursuivre en 2014 avec la montée en puissance de ce dispositif. Les baisses des charges prévues par le Pacte de responsabilité devraient également modérer la hausse du coût du travail entre 2015 et 2017.

“Depuis 2000, il n’y a eu que quatre années durant lesquelles la croissance du coût salarial horaire a été supérieure en Allemagne par rapport à la France”, souligne Denis Ferrand, directeur général de COE-Rexecode, cité par Les Echos.

“Mais la France n’a pas refait tout son retard. Entre 2000 et 2013, le coût salarial horaire dans l’ensemble des secteurs marchands a progressé de 24,9 % en Allemagne et de 46,3 % en France.”

Fin 2013, le coût horaire du travail était de 35,70 euros en France contre 32,90 euros en Allemagne.

Contexte

Bien que la dette publique française, et la fiscalité élevée soient souvent pointées du doigt, les entreprises allemandes continuent d’investir.

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