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25/08/2016

Poulets chlorés : un groupe d’experts de l’OMC pour statuer sur la dispute UE-USA [FR]

Commerce & Industrie

Poulets chlorés : un groupe d’experts de l’OMC pour statuer sur la dispute UE-USA [FR]

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Les Etats-Unis ont demandé à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) d’établir un groupe d’experts pour trancher la question de l’interdiction par l’UE des poulets chlorés.

Nous regrettons que les Etats Unis aient décidé d’appeler à l’établissement d’un groupe d’experts dans cette affaire. Nous pensons que la voie contentieuse n’est pas la plus appropriée pour résoudre des questions complexes comme celle-ci, a affirmé la Commission européenne dans une déclaration en réaction à cette nouvelle le 8 octobre.

Cependant, étant donné que les Etats-Unis ont choisi cette voie, nous défendrons notre législation sur la sécurité alimentaire, qui ne discrimine pas les produits importés, a ajouté l’exécutif de l’UE.

L’interdiction européenne de la volaille a été mise en place en 1997, en raison de l’utilisation par les producteurs de volaille américains de chlore faiblement concentré pour laver les poulets avant de les vendre – une pratique interdite dans l’UE. Selon les règles européennes en matière d’hygiène et de marketing pour la volaille, les abattoirs peuvent uniquement utiliser de l’eau ou d’autres substances approuvées pour rincer les produits de la viande, et ce afin de réduire leur contamination bactériologique.

Cette question a été désignée comme une priorité majeure de l’agenda du Conseil économique transatlantique (CET), qui a été mis en place en avril 1997 afin de revigorer les relations économiques de l’UE et des Etats-Unis. Mais jusqu’ici, les deux délégations ne sont pas parvenues à résoudre la querelle sur la volaille dans le cadre des consultations de l’OMC.

L’an dernier, l’envoyé spécial des Etats-Unis auprès de l’UE Boyden Gray a souligné que l’interdiction n’était pas scientifiquement justifiée et a expliqué que certains producteurs européens utilisaient le même procédé pour leurs exportations (EurActiv 09/05/08).

M. Gray a admis que la perte des exportations de volaille vers l’UE ne valait que quelques centaines de millions de dollars, une faible proportion par rapport aux 620 milliards d’euros que représente le commerce transatlantique, mais il a affirmé que cette question était un test important pour convaincre les sceptiques que le CET pouvait fonctionner.

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