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22/01/2017

L’UE durcit les possibilités de chasse au phoque

Développement durable

L’UE durcit les possibilités de chasse au phoque

Phoque barbu, à Svalbard

[Kerryinlondon/Flickr]

Le Parlement européen étend la protection des phoques en interdisant la vente de la quasi-totalité des produits dérivés.

Le 8 septembre, le Parlement européen a durci l’interdiction de vendre des produits dérivés du phoque dans l’UE en mettant fin à une dérogation pour les produits issus de chasses visant à protéger les stocks de pêche.

L’UE interdit depuis 2009 le commerce de tout ce qui est produit à partir de phoques, aussi bien les vêtements que la nourriture, dans un souci affiché de protéger le bien-être de ces animaux.

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Elle avait cependant jusqu’ici accordé deux dérogations acceptant que la communauté inuit et d’autres communautés autochtones puissent continuer à vendre ces produits et autorisant le commerce de produits issus de la chasse quand celle-ci visait à protéger les stocks de pêche.

C’est à cette seconde exception que met fin le vote mardi d’un texte qui a déjà été approuvé par les Etats membres de l’UE. Ces nouvelles règles plus strictes, qui doivent encore être formellement adoptées par le Conseil de l’UE, seront applicables à partir de la mi-octobre.

L’interdiction par l’UE du commerce des produits dérivés du phoque avait été contestée au sein de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) par la Norvège et le Canada, conduisant l’OMC à demander en 2014 à l’Europe de clarifier ses dérogations.

Le texte adopté mardi à Strasbourg par les eurodéputés (631 voix pour, 31 contre, 33 abstentions) a confirmé la dérogation accordée à la communauté inuit et aux autres communautés autochtones, en précisant ses conditions.

Ces communautés seront autorisées à vendre des produits dérivés du phoque dans l’UE dès lors que leurs méthodes de chasse tiennent notamment compte du bien-être de l’animal.

« Les députés ont fait ce qu’il fallait faire aujourd’hui [le 8 septembre] en se prononçant pour le bien-être de l’animal et la morale publique de l’UE », s’est félicitée dans un communiqué l’ONG de protection des animaux Humane Society International.

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