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29/09/2016

La longévité des appareils électroniques pourrait être normalisée

Développement durable

La longévité des appareils électroniques pourrait être normalisée

Beaucoup d'appareils életroniques sont remplacés alors qu'ils fonctionnent toujours.

[Ruocaled/Flickr]

Cassés, démodés, remplacés par une version dernier cri, les appareils électroniques sont utilisés de moins en moins longtemps, selon une nouvelle étude. Un article d’EurActiv Allemagne.

Qu’il s’agisse de télévision, sèche-cheveux ou téléphones portables, la plupart des appareils électroniques sont utilisés de moins en moins longtemps avant d’être jetés, selon une étude menée par l’agence environnementale fédérale allemande (UBA).

« La plupart des appareils ont une durée de vie trop courte. D’un point de vue écologique, c’est inacceptable », déclare Maria Krautzberger, présidente de l’UBA.

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Les fabricants d’appareils consomment des ressources précieuses, et polluent, notamment en émettant des gaz à effet de serre, pour un résultat de moins en moins durable. Maria Krautzberger appelle donc à l’établissement de normes minimales quant à la qualité et durée de vie des produits. « Une sorte de durée de conservation des appareils électriques et électroniques », souligne-t-elle.

Il est important, insiste la présidente de l’UBA, d’utiliser les produits plus longtemps. Nombre d’appareils sont remplacés régulièrement, même s’ils sont encore en parfait état. C’est particulièrement vrai pour les appareils électroniques et informatiques, secteurs dans lesquels la création constante de nouveautés donne envie aux consommateurs.

Une étude de l’Institut Öko et de l’université de Bonn indique également que le nombre d’appareils ménagers qui ont dû être remplacés cinq ans après leur achat a augmenté drastiquement : de 3,5 % en 2004, il est passé à 8,3 % en 2013. Un tiers des répondants se déclarent pourtant satisfaits de la durabilité de leurs achats.

L’étude n’a pas trouvé de preuve que les appareils avaient été conçus pour une durée de vie anormalement limitée par les fabricants, selon le principe de l’obsolescence programmée. Ses auteurs ont cependant trouvé que la durée de vie des produits était calculée en fonction de facteurs comme les groupes cibles, ou les champs d’application.

>> Lire : Des chercheurs s’interrogent sur l’obsolescence programmée

Maria Krautzberger estime que cet aspect de la conception est trop opaque et voudrait donc que l’étiquette des produits indique sa durée de vie, en heures d’utilisation. « On ne connait pas la durée de vie prévue pour laquelle nos appareils ont été conçus. Le prix n’est pas un indicateur fiable », regrette-t-il.

La présidente de l’UBA ajoute que les fabricants devraient également faciliter les travaux de réparation et mettre des pièces détachées en vente à des tierces parties. Ces mesures simples permettraient d’éviter la mise à la décharge d’appareils qui n’ont qu’un petit défaut.

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Contexte

Le recyclage des produits et la réduction du changement climatique est l'un des objectifs principaux du paquet sur l'économie circulaire, qui prévoit une augmentation du recyclage et un renforcement des règles sur l'incinération et les décharges.

Le premier paquet sur l'économie circulaire comprenait six projets de loi sur le gaspillage, les emballages, les décharges, les véhicules en fin de vie, les piles et les accumulateurs et les déchets électroniques.

Le vice-président de la Commission, Frans Timmermans a reçu du président, Jean-Claude Juncker, la mission d'alléger l'appareil administratif et d'offrir une « meilleure législation » à l'UE, dans le cadre du « mieux légiférer », une initiative européenne demandée par le gouvernement britannique. En décembre dernier, il a déclaré aux eurodéputés qu'il retirait le paquet afin de faire une proposition « plus ambitieuse ».

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