Les ONG veulent un grand ministère de l’environnement

Quel champ d'action pour le locataire de l'hôtel de Roquelaure?

Dans une lettre ouverte au président Macron, 8 associations environnementalistes demandent un élargissement du périmètre actuel du ministère de l’Environnement. Un article de notre partenaire, le JDLE.

Prévoyantes, les ONG rappellent au président élu que son programme fait de la transition écologique « une priorité pour aujourd’hui qui affecte tous les secteurs de la vie économique et sociale ».

Dans leur lettre, France Nature Environnement, le Réseau Action Climat, la Fondation Nicolas Hulot, les Amis de la Terre, WWF France, Humanité et Biodiversité, Surfrider Foundation, et la Ligue de protection des oiseaux demandent que le périmètre du futur ministère en charge du développement durable comporte à la fois l’écologie, la biodiversité, le climat et l’énergie, le transport, le logement et l’urbanisme, l’aménagement du territoire, la pêche et la mer. Du jamais vu depuis les premières années de la présidence Sarkozy.

Cette exigence est également partagée par des experts et des think tanks. « Le défi principal consiste à conserver l’énergie dans son giron, pour éviter qu’elle ne reparte au ministère de l’Économie », estime Géraud Guibert, président de la Fabrique écologique, dans un entretien vidéo accordé au JDLE.

Transversalité interministérielle

« Des synergies institutionnelles fortes doivent être trouvées avec les ministères de la Santé, du Travail, de l’Agriculture, de l’Outre-mer, et de l’économie tant leurs rôles et impacts sont essentiels pour l’environnement », écrivent les associations.

Elles espèrent enfin que le futur locataire bénéficiera à nouveau du statut de ministre d’État. Un titre qui n’a plus été conféré à un ministre chargé de l’environnement depuis le départ de Jean-Louis Borloo, en 2010.