France et Italie lancent l’idée d’un « pass culture européen »

Les ministres italien et français de la Culture ont lancé jeudi à Rome l’idée d’un « pass culture européen » sur le modèle de celui mis en place par l’Italie pour les jeunes et que la France a aussi prévu d’adopter.

« Je suis venue avec la curiosité de comprendre comment vous aviez mis en place le bonus culturel dont nous voulons faire un élément de la politique culturelle en France », a déclaré la ministre Françoise Nyssen lors d’un point presse commun avec son homologue transalpin Dario Franceschini.

Pass culture

« Il sera intéressant de voir comment on pourrait faire de ce pass culture une idée européenne », a ajouté la ministre, dont c’était le premier déplacement dans une capitale européenne depuis sa nomination en mai.

Mis en place par le gouvernement de Matteo Renzi en 2016, le « bonus culture » italien devait permettre à tous jeunes atteignant la majorité l’an passé de percevoir un chèque de 500 euros, cette somme devant être utilisée pour des dépenses liées à la culture (livres, cinéma, théâtre, concert…).

60% des jeunes concernés

La mesure n’a toutefois pas rencontré le succès escompté, seuls 60% des jeunes concernés (370 000 sur 570 000) ayant répondu à l’appel.

La presse a aussi révélé que le dispositif avait été en partie dévoyé, de nombreux jeunes ayant, avec la complicité de commerçants, échangé leur chèque contre une somme d’argent en liquide inférieure à sa valeur de 500 euros.

Bruxelles lance une version allégée de l'InterRail gratuit pour les jeunes

La Commission a écarté l’idée, trop coûteuse, d’offrir à chaque jeune Européen un billet InterRail gratuit. Elle prévoit en revanche d’octroyer 2,5 millions d’euros à 5 000 adolescents pour voyager à travers l’Europe.

Un système équivalent doit aussi voir le jour prochainement en France, Emmanuel Macron ayant annoncé pendant la campagne présidentielle qu’il souhaitait mettre en place, s’il était élu, un « pass culture » de 500 euros pour les jeunes à leur majorité.

La mesure serait financée par une taxe sur les industries numériques.

Françoise Nyssen a également indiqué qu’elle comptait inviter l’ensemble de ses homologues européens à l’occasion de la prochaine Foire du livre de Francfort (11 au 15 octobre) dont la France sera l’invitée d’honneur.