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19/01/2017

Hans van Baalen prend la présidence de l’ALDE

Elections

Hans van Baalen prend la présidence de l’ALDE

Hans van Baalen [ALDE]

L’eurodéputé néerlandais Hans van Baalen, du VVD, a été élu président de l’ALDE lors du congrès du parti à Budapest le 21 novembre, l’emportant sur l’ancien commissaire estonien, Siim Kallas. 

Les libéraux européens ont élu le 21 novembre Hans van Baalen, de son vrai nom Johannes Cornelis van Baalen, à la présidence de l’Alliance des Libéraux et des Démocrates pour l’Europe (ALDE). Il remplace donc l’eurodéputé britannique Sir Graham Watson, premier président de l’alliance des libéraux et démocrates, à la tête du parti depuis 2011.

Le libéral néerlandais a été membre de la Chambre des représentants des Pays-Bas de 1999 à 2002, puis de 2003 à 2009. Il a également été président de la fédération politique Liberal International entre 2009 et 2014. Au Parlement européen, il préside la délégation pour les relations avec l’Afrique du Sud et fait partie de la commission des affaires étrangères et de la sous-commission défense et sécurité.

Lors du congrès de l’ALDE, qui s’est déroulé en Hongrie le 21 novembre, Hans van Baalen a récolté 296 voix. L’autre candidat, l’ancien commissaire estonien Siim Kallas en a remporté 117 et il y a eu 7 abstentions.

Les vice-présidents ont également été réélus. Il s’agit des parlementaires suivants : Timmy Dooley (Fianna Fail, Irlande), Fredrick Federley (Parti du centre, Suède), Ilhan Kyuchyuk (MDL, Bulgarie), Markus Löning (FDP, Allemagne), Marta Pascal (CDC, Catalogne, Espagne) et Ros Scott (libéraux-démocrates, Royaume-Uni).

Réaction face à Orbán

L’organisation du congrès à Budapest n’était pas un hasard. En effet, les membres de l’ALDE avaient clairement l’intention de délivrer quelques messages critiques à Viktor Orbán et à ses tendances de plus en plus autoritaires.

Tweet de Guy Verhofstadt : Ce n’est pas une coïncidence que le congrès ALDE se tient à Budapest. Notre présence est un « non » retentissant à l’« état illibéral » de Viktor Orbán.

Une série de résolutions a été acceptée, et notamment une déclaration relative aux attentats de Paris. « La réhabilitation de Schengen doit être assurée par le renforcement de Frontex, parce qu’il est essentiel de préserver et de protéger les frontières externes de l’Europe, le sentiment de sécurité des citoyens et surtout l’un des outils d’intégration du projet européen les plus visibles et tangibles », estime l’ALDE.

Ses membres ont également appelé à l’élargissement des compétences d’Europol et d’Eurojust, ainsi qu’à la création d’une agence de renseignement européenne, qui mettrait en place un réseau de renseignement transversal au sein des États membres.

Ce n’est pas la première fois que l’idée d’un service de renseignement paneuropéen est avancée par le groupe politique. Guy Verhofstadt, leader du groupe ALDE au Parlement européen, a déjà expliqué sa vision d’une telle agence lors d’un débat récent

 >> Lire : Guy Verhofstadt condamne l’échec de l’UE en matière de renseignement

L’ALDE appelle également à l’établissement d’une feuille de route commune pour « une vraie union de la défense européenne ».