Le parti fédéraliste veut son candidat à la présidentielle

Aucun candidat n’a encore été désigné, mais le Parti fédéraliste souhaite participer à l’élection présidentielle de 2012. « Un anti-candidat » au profil européen, selon les mots du président de la petite formation politique.

Ce n’est pas la première fois que le Parti fédéraliste (PF) veut tenter le coup. En 2002 et 2007, ce parti qui milite pour la constitution d’une Europe fédérale avait déjà tenté de présenter un candidat à la présidentielle française. En 2012, il essayera de nouveau.

Cohn-Bendit ? 

« Nous désignerons notre candidat lors de notre prochaine convention les 5 et 6 novembre prochain », annonce Yves Gernigon, le président du Parti fédéraliste.

« Quelqu’un avec un profil résolument européen. Nous devons rencontrer Daniel Cohn-Bendit pour en parler, mais rien n’est fait ». La rencontre est prévue le 6 septembre à Bruxelles. Le chef de file des écologistes européens n’a jamais fait état d’aucune ambition présidentielle et s’est même opposé à une candidature des Verts, préférant une alliance avec le Parti socialiste dès le premier tour. 

La solution 

Le parti fédéraliste existe depuis 1995 et revendique aujourd’hui 1500 militants, en provenance de toute l’Europe. « Nous ne voulons pas concourir pour faire de la France le niveau suprême. Au contraire, nous voulons transférer une partie de la souveraineté à Bruxelles ».

Dans son communiqué de presse annonçant ses intentions, le PF considère que « dans un contexte marqué par la crise de l’euro, la nécessité d’une relance budgétaire européenne et la protection des frontières, il devient urgent de mettre en place des solutions fédéralistes pour protéger les Européens et tirer la croissance de l’UE ».

Des Français réceptifs 

Yves Gernigon reconnaît le caractère paradoxal d’un tel programme lors d’une élection qui doit rassembler la nation française et n’hésite pas à la qualifier « d’anti-candidature » pour « un anti-président ».

« Une campagne présidentielle devrait être le moment d’un débat autour de la question de la souveraineté nationale, or ce sujet est toujours éludé par les formations traditionnelles. C’est pourquoi nous voulons le porter en proposant une candidature ».

Reste à résoudre la question épineuse des 500 signatures. Lors des deux précédentes tentatives, le PF n’avait pas réussi à en recueillir assez. Pour 2012, le président du mouvement se veut optimiste, étant persuadé « qu’un vote fédéraliste existe » et que « les Français sont réceptifs à ces questions ».