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04/12/2016

Macron s’engage dans la course présidentielle en sauveur de l’Europe

Elections

Macron s’engage dans la course présidentielle en sauveur de l’Europe

L’ancien ministre de l’Économie de François Hollande a confirmé son intention de se présenter à l’élection présidentielle française en mai 2017. Et compte défendre l’Europe, qu’il juge être la seule chance de la France dans l’ère de la mondialisation.

Le faux suspens d’une candidature officielle d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle française est enfin tombé, mercredi 16 novembre.

L’ancien ministre de l’Économie de François Hollande, qui entretient depuis des mois l’incertitude sur son éventuelle participation au scrutin présidentiel de 2017, a confirmé qu’il se lançait dans la course lors d’un déplacement au campus des métiers et de l’entreprise à Bobigny.

>>Lire : Les déboires des homologues européens d’Emmanuel Macron

Dans un discours d’une vingtaine de minutes, l’ancien banquier a affirmé « être prêt » pour la course à l’Élysée. «Je suis candidat à la Présidence de la République, car je crois plus que tout que nous pouvons réussir, que la France peut réussir » a -t-il affirmé.

Chose rare dans une campagne électorale où les critiques à l’encontre du projet européen sont nombreuses, Emmanuel Macron a pris la défense de l’Union européenne, dénonçant notamment « un discours de haine » récurrent sur le sujet.

« L’Europe est notre seule chance dans la mondialisation » a notamment affirmé le candidat. « Je place ma candidature sous le signe de l’espérance. La France peut réussir, et pour ça  elle doit d’abord relancer l’Europe » a-t-il poursuivi.

Langueur de l’Europe

« La France aujourd’hui est sortie du chemin du progrès. Le doute s’est installé. Depuis 40 ans, nous n’avons pas réussi à régler le problème du chômage de masse, la déprise des territoires, la langueur de l’Europe, les divisions internes » a-t-il relevé.

Pour inverser la tendance, l’ancien ministre affirme croire à la « révolution démocratique […] en France et en Europe ».

Le discours du nouveau candidat a résolument tourné vers la relance de la France, mais aussi vers le dépassement du clivage entre droite et gauche. Je suis convaincu que les uns et les autres ont tort, car ce sont leur modèle, leurs recettes qui ont échoué » a expliqué Macron.

>>Lire : Emmanuel Macron se pose en europhile assumé

Après 2 ans passés à Bercy en tant que ministre de l’Économie, Emmanuel Macron a quitté le gouvernement de François Hollande pour se consacrer au développement de son mouvement politique « En Marche ! ».

En rupture avec la famille socialiste, le candidat, qui n’est pas encarté au PS, ne compte pas passer par le processus de primaire mis en place à gauche. Ce qui le mettra en concurrence directe avec le candidat socialiste pour le scrutin de mai, s’il parvient à rassembler les 500 signatures d’élu indispensable pour se présenter à l’élection présidentielle.

>>Lire : L’Europe grande absente de la primaire à droite

Critiques

Du côté des socialistes, malmenés par les sondages, la candidature dissidente de Macron annonce des difficultés supplémentaires.

Emmanuel Macron « porte maintenant une responsabilité historique : le fait qu’il ait choisi d’être candidat hors des primaires, eh bien nous assure de manière à peu près certaine qu’il n’y aura pas de candidat de gauche au second tour des élections présidentielles » a notamment réagi Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, sur BFM.

 

Macron veut refonder la représentativité, y compris européenne

Introduire plus de proportionnelle, quitte à favoriser le FN, et élire des eurodéputés issus d’une liste européenne sur le contingent des élus britanniques : les premières propositions du non-candidat Macron visent à changer la classe politique.

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