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04/12/2016

Primaire de la gauche : les cinq choses à savoir sur le scrutin

Elections

Primaire de la gauche : les cinq choses à savoir sur le scrutin

Dans une quinzaine jours débutera la campagne des Primaires citoyennes pour le Parti socialiste et ses alliés.

[Valéry-Xavier Lentz/Flicker]

François Fillon élu, c’est au tour de la gauche de désigner son candidat pour la présidentielle 2017 via les « Primaires citoyennes ». Un article de notre partenaire, La Tribune.

La droite et le centre ayant désigné leur candidat, c’est au tour de la gauche de se lancer. Dans une quinzaine de jours débutera la campagne des Primaires citoyennes pour le Parti socialiste et ses alliés. L’exercice est rodé pour le PS, qui a organisé les premières primaires de France en 2011, attirant 2,6 millions de votants au premier tour, puis 2,9 millions au second.

>> Lire notre infographie : Les candidats à la primaire de la droite s’affranchissent de la règle des 3%

La Belle Alliance Populaire

« BAP », ces trois lettres risquent de monopoliser journaux, radios et télés pendant quelques temps. Il s’agit des initiales de la « Belle Alliance Populaire », regroupant l’ensemble des partis politiques qui seront représentés aux Primaires citoyennes en janvier prochain. Autour du Parti socialiste, des mouvements de centre gauche et écologistes seront présents : Génération écologie, le Front démocrate et le Parti écologiste, né de la scission des pros-gouvernement d’EELV.

Les candidats officiels seront connus le 17 décembre

Évidemment, tout le monde ne peut pas se présenter à ce scrutin. Pour la primaire de la droite et du centre, où 11 personnalités avaient annoncé leur candidature, seules sept ont été retenues, faute d’avoir de soutiens suffisants pour les autres. Les Primaires citoyennes fonctionnent sur la même base. La Haute autorité réclame à ses candidats de fournir les parrainages de :

  • 5% des parlementaires PS, ou
  • 5% des membres titulaires du Conseil national, ou
  • 5% des maires des villes de plus de 10 000 habitants répartis dans dix départements et quatre régions, ou
  • 5% des conseillers régionaux et départementaux de dix départements et quatre régions.

Les volontaires ont entre le 1er et 15 décembre pour déposer leur dossier à la Haute autorité des primaires citoyennes. Celle-ci se prononcera le 17 décembre et dévoilera la liste des candidats officiels.

Les candidats déclarés et le suspense à la tête de l’État

Depuis l’été dernier, plusieurs personnalités ont proposé leur candidature à ce scrutin. Il s’agit notamment, côté frondeurs de :

  • Arnaud Montebourg, ancien ministre du Redressement productif de François Hollande ;
  • Benoît Hamon, député des Yvelines et ancien ministre de l’Éducation de François Hollande ;
  • Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris
  • Gérard Filoche, membre du bureau national du PS.

Pour la « gauche de gouvernement » :

  • François de Rugy (Parti écologiste), vice-président de l’Assemblée nationale et ancien membre d’EELV;
  • Jean-Luc Benhamias (Front démocrate), ancien député européen.

Reste à connaître la décision de François Hollande. Ce scrutin sera pour le chef de l’État l’occasion de clarifier sa stratégie, à savoir si oui ou non il est candidat à sa réélection et s’il passe par cette primaire. Quid également de Manuel Valls ? Dans le Journal du Dimanche, le premier ministre n’avait pas exclu de se présenter au scrutin contre le président de la République.

Mélenchon, Macron et le PRG font bande à part

Si des incertitudes planent sur certaines candidatures, eux, pour sûr, n’en seront pas. D’abord, Jean-Luc Mélenchon, arrivé quatrième à la présidentielle de 2012 : le co-fondateur du Parti de gauche a annoncé sa candidature dès février dernier et à réitérer dimanche son refus de participer à toute primaire. Parti seul, celui-ci a reçu le soutien des militants communistes qui ont voté à 53,6% ce samedi pour assurer sa campagne, alors que les élus du parti avaient voté contre une semaine plus tôt.

Emmanuel Macron, lui aussi, a décidé de faire cavalier seul. L’ancien ministre de l’Economie a déclaré sa candidature le 16 novembre dernier dans un centre d’apprentissage à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Dans la foulée, le fondateur du mouvement « En Marche ! » a publié son livre-programme « Révolution » où il présente sa vision « anti-système ».

Enfin, surprise du côté du Parti radical de gauche (PRG). Pourtant présent en 2011 avec la candidature de Jean-Michel Baylet, le parti de centre gauche s’affranchi du PS en annonçant samedi la candidature autonome de Sylvia Pinel, ancienne ministre du Logement et vice-présidente du conseil régional d’Occitanie.

>> Lire : Macron s’engage dans la course présidentielle en sauveur de l’Europe

22 janvier 2017 : le premier tour

Après un peu plus d’un mois de campagne, entrecoupée des fêtes de fin d’année, les électeurs devront venir départager les candidats le 22 janvier prochain, date du premier tour du scrutin.

Cette année, le PS a vu les moyens à la baisse. Seuls un peu plus de 8 000 bureaux de vote seront installés, principalement dans les zones où la gauche a réalisé des scores corrects aux dernières élections. Le choix des zones géographiques a fait l’objet de longue discussion entre les organisateurs et Arnaud Montebourg. Pour rappel, le PS avait déployé 9 500 bureaux de vote en 2011 et Les Républicains plus de 10 200 cette année.

Pour voter, les électeurs devront signer une charte affirmant leur adhésion aux valeurs de la gauche et des écologistes et s’acquitter d’un euro à chaque tour, contre deux euros pour la primaire de la droite et du centre.

>> Lire aussi notre infographie : Le référendum sur l’UE, nouvelle marotte de l’élection présidentielle

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