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03/12/2016

May souhaite renforcer les relations avec la Chine

Energie

May souhaite renforcer les relations avec la Chine

Hinkley Point

La Première ministre britannique a écrit une lettre au président chinois Xi Jinping et au Premier ministre Li Keqiang dans laquelle elle exprime le souhait de renforcer les relations entre la Grande-Bretagne et la Chine malgré le retard pris sur le projet nucléaire Hinkley Point.

Ce courrier a été adressé aux dirigeants chinois après la décision de la nouvelle chef du gouvernement de repousser la signature du projet de réacteurs nucléaires de type EPR dans le Somerset en Angleterre.

Ce projet de 24 milliards de dollars prévoit la construction de deux réacteurs par le français EDF avec une participation de l’entreprise publique chinoise CGN (China General Nuclear) à hauteur d’un tiers.

Pékin a demandé que le projet, dont la signature devait avoir lieu fin juillet, aille de l’avant. La participation chinoise à Hinkley Point avait été scellée lors d’une visite à Londres du président Xi Jinping en 2015, présentée comme le point d’orgue d’une « période dorée » entre les deux pays.

Pékin a mis la Grande-Bretagne en garde contre un refus des investissements chinois précisant que les relations entre les deux pays se trouvaient à un « tournant crucial ».

>> Lire : Les relations Chine-GB menacées par Hinkley Point

Alok Sharma, sous-secrétaire d’État au ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth, a fait part lors d’une rencontre avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi du courrier adressé par Theresa May au président Xi Jinping et au Premier ministre Li Keqiang.

La Grande-Bretagne « est impatiente de renforcer la coopération avec la Chine en matière commerciale, d’entreprises et sur les questions mondiales », précise le ministère chinois des Affaires étrangères citant le courrier.

Alok Sharma a précisé sur Twitter avoir eu une première rencontre « excellente » avec Wang Yi.

Pour l’ancien Premier ministre britannique David Cameron, le projet Hinkley Point constituait un signe de l’ouverture de la Grande-Bretagne aux investissements étrangers.

Arrivée aux affaires après le référendum sur le Brexit, Theresa May a exprimé certaines inquiétudes concernant les implications en matière de sécurité d’un tel investissement chinois et a demandé un rapport sur la question, selon un ancien collègue.

L’entreprise chinoise CGN a fait savoir qu’elle respectait la décision du nouveau gouvernement britannique de prendre le temps nécessaire pour se familiariser avec le dossier.