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06/12/2016

Le Brexit refroidit les investisseurs japonais

Euro & Finances

Le Brexit refroidit les investisseurs japonais

l’intérêt des Japonais risque de disparaître avec la sortie du Royaume-Uni du bloc.

[Toyota UK/Flickr]

Le gouvernement japonais craint que l’intérêt pour un accord commercial avec l’UE diminue à l’approche du Brexit. Un article de notre partenaire WirtschaftsWoche.

Un accord commercial de libre-échange entre l’UE et le Japon devrait être signé d’ici fin 2016. Or, l’intérêt des Japonais risque de s’émousser avec la sortie du Royaume-Uni, leur partenaire privilégié, du bloc, tandis que les Français représentent leur plus grand adversaire avec la concurrence dans le domaine automobile et des machines de construction.

Sadyuki Sakakibaran dirigeant du groupe de pression Keidanren, prévoit de nombreux transferts de sièges européens des entreprises japonaises vers Düsseldorf (Allemagne), Bruxelles ou Francfort. « L’accès à l’Union européenne était le moteur principal des investissements en Grande-Bretagne », a-t-il souligné.

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Les autorités de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie démarchent déjà activement les entreprises japonaises ayant un siège européen au Royaume-Uni. « Nous travaillons déjà sur plusieurs projets avec nos clients », a révélé Georg Löer, dirigeant de la filiale japonaise de l’agence de développement économique du land NRW Invest.

Avec le débat du Brexit, Düsseldorf et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie sont en bonne position pour devenir le nouveau siège des entreprises japonaises. Le 22 septembre, NRW Invest organisera un séminaire en ligne à Londres pendant lequel les investisseurs japonais, indiens, coréens, chinois et américains devraient être particulièrement sollicités.

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