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06/12/2016

Grève générale en Grèce avant le vote de réformes impopulaires

Euro & Finances

Grève générale en Grèce avant le vote de réformes impopulaires

Alexis Tsipras

Foto: ALEXANDRAS VLACHOS/dpa

Les Grecs ont entamé une grève générale de 48 heures à l’appel des principaux syndicats du secteur privé et de la fonction publique pour protester contre les très impopulaires réformes fiscales et des retraites que le Parlement devrait voter sous la pression des créanciers d’Athènes.

La Grèce a un besoin urgent de liquidités pour rembourser environ cinq milliards d’euros de dette arrivant à échéance d’ici mi-juillet et espère ainsi convaincre ses partenaires européens, dont les ministres des Finances se réuniront lundi, qu’elle est capable de tenir ses engagements budgétaires.

Mouvement social

Les bateaux sont restés au port vendredi matin, les transports publics étaient fortement perturbés et les bâtiments publics fermés au début de ce mouvement social auquel se sont aussi joints les journalistes.

>>Lire : Tsipras fait passer un deuxième train de réformes au parlement grec

Le principal syndicat du secteur privé, GSEE, a qualifié les réformes examinées au Parlement de « dernier clou dans le cercueil » des travailleurs et des retraités qui ont déjà payé le tribut le plus lourd à six années d’austérité.

« Ils (le gouvernement et le Parlement) essaient de prouver à l’Eurogroupe qu’ils sont de bons élèves, mais ils détruisent le système de sécurité sociale de la Grèce », a déclaré un dirigeant du GSEE en évoquant la réunion de lundi à Bruxelles.

Rentrées fiscales                 

Une commission parlementaire a commencé jeudi à examiner les projets de loi qui visent à augmenter les rentrées fiscales et à réduire les dépenses consacrées aux retraites, qui représentent actuellement 17% du produit intérieur brut (PIB).

>>Lire : Crise grecque : la déraison européenne

Le vote des députés sera un test important pour la capacité du Premier ministre Alexis Tsipras à mener à bien le programme de réformes qu’il a accepté l’an dernier en contrepartie d’un nouveau plan d’aide, son gouvernement de gauche ne bénéficiant que d’une courte majorité de 153 élus sur 300.