Les centristes de Potami apportent leur soutien à Tsipras

Stavros Theodorakis [Wikimedia]

En Grèce, les partis d’opposition sont divisés sur les négociations en cours entre Athènes et ses créanciers. Potami soutient les efforts du gouvernement de Syriza, alors que Nouvelle démocratie et PASOK adoptent une ligne dure. Un article d’EURACTIV Grèce.

Pour le principal parti d’opposition de centre droit, Nouvelle démocratie, il ne faut pas se fier à Alexis Tsipras.

Selon Vangelis Meimarakis, président intérim de Nouvelle démocratie suite à la démission d’Antonis Samaras, le discours du Premier ministre devant le Parlement européen a « ruiné » l’image du pays. Néanmoins, pour ceux qui ont regardé son intervention le 8 juillet, ce terme est exagéré.

Fofi Gennimata, chef du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK), a attaqué Alexis Tsipras en disant qu’il préparait « un double projet sombre et opportuniste et un programme de travail caché ».

« La seule solution pour Tsipras est de dire un ‘ oui ‘ résonnant à l’Europe et à la zone euro. […] Il doit soumettre une proposition complète », a-t-elle ajouté.

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Potami soutient pour sa part les efforts de négociations du gouvernement. Stavros Theodorakis, chef de file du parti de centre-gauche Potami [S&D] a clairement dit qu’il soutenait Alexis Tsipras. « Nous devons convaincre certains [États membres] réticents en Europe que l’avenir des Grecs est au cœur de l’Europe », a-t-il déclaré.

Fondé en 2014, Potami (la rivière) est un parti politique de centre et de centre-gauche. Sur les 300 députés du Parlement grec, Potami en a 17.

La Grèce a des « alliés » qui veulent que le pays reste dans la zone euro et se batte pour cela, a-t-il ajouté. Parmi ces alliés, « se trouve le président français, François Hollande », a-t-il souligné.

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Faisant référence aux « opposants » et à ceux qui veulent voir la Grèce sortir de la zone euro, Stavros Theodorakis a déclaré qu’Athènes ne leur ferait pas une telle faveur. Les analystes estiment qu’une éventuelle scission au sein de Syriza, due à un nouveau plan de sauvetage, pourrait rapprocher la branche modérée du parti du S&D.

Le président grec prévient du « désastre »

Le président grec de centre-droit, Karolos Papoulias a encouragé Alexis Tsipras à trouver une « solution viable » et à éviter un « désastre ».

« Notre pays se trouve dans une situation critique. Il est urgent de parvenir à un accord avec nos partenaires afin de contourner le grand danger qui plane sur notre pays », a-t-il déclaré. Tsipras et le gouvernement ont parlé d’une solution juste et viable, et « c’est comme cela que ce devrait être », a-t-il insisté.

« Mais pour parler de viabilité de l’économie et de justice sociale, nous devons appartenir au cœur de l’UE. Dans le cas contraire, le désastre est inévitable », a ajouté le président