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21/01/2017

Londres et Stockholm s’allient face à la zone euro

Euro & Finances

Londres et Stockholm s’allient face à la zone euro

Magdalena Andersson, Sweden's finance minister.

[Socialdemokraterna/Flickr]

George Osborne, le ministre des Finances britannique, a demandé à Stockholm et Copenhague de se joindre aux efforts du Royaume-Uni pour que les pays hors euro aient plus d’influence dans l’UE. 

Le Royaume-Uni tente de fédérer les pays non-membre de la zone euro, inquiet de l’influence grandissante de l’Eurogroupe sur la politique européenne.

David Cameron voudrait que les autres pays qui ont gardé leur monnaie nationale se rangent à ses côtés pour obtenir plus d’influence. Les pays de la zone euro approfondissent en effet leur coopération, ce qui risque, selon David Cameron, d’empêcher les autres États membres d’avoir leur mot à dire dans des décisions qui touchent toute l’union.

Un appel à l’unité qui semble avoir été entendu du côté de Stockholm. « Il est important que les pays de la zone euro respectent les intérêts des pays hors euro », a déclaré, Magdalena Andersson, la ministre des Finance suédoise lors d’une conférence de presse à Stockholm.

 « Nous sommes deux grands pays européens, deux pays importants de l’UE, et nous ne sommes pas dans la zone euro. Il est donc important que nous coopérions pour nous assurer que nos intérêts et nos droits sont protégés », a déclaré George Osborne, son homologue britannique.

Quand l’Eurogroupe discute de sujets qui concernent tous les pays de l’UE, les 28 États membres doivent tous participer à la discussion depuis le début, estime Magdalena Andersson.

>> Lire : Les pays hors zone euro refusent de payer pour la Grèce

En juillet, les ministres des Finances danois et suédois ont soutenu George Osborne, qui dénonçait la décision de l’Eurogroupe d’utiliser un fonds d’urgence européen pour le financement provisoire de la Grèce. Les trois ministres des Finances ont cependant fini par accepter cette solution.

Magdalena Andersson a par ailleurs déclaré espérer que le Royaume-Uni ne quitte pas l’UE à l’issue du référendum.

 « Il est dans l’intérêt de la Suède que le Royaume-Uni reste dans l’UE. Londres et Stockholm sont de proches alliés et partagent de nombreux intérêts, notamment la protection d’un marché unique efficace. J’estime aussi que l’UE s’améliorera si le Royaume-Uni reste membre », a-t-elle expliqué.

Contexte

David Cameron, le premier Ministre britannique, n'a pas dévoilé le détail de ce qu'il compte exiger de Bruxelles, mais sa demande comprendra les points suivants :

  • une clause de non-participation à l'objectif d'une « union toujours plus intégrée » ;
  • plus d'influence pour les parlements nationaux, afin qu'ils puissent s'associer pour bloquer des propositions législatives européennes ;
  • la protection des marchés financiers hors de la zone euro, comme Londres ;
  • une diminution de l'immigration intra-européenne via des mesures de réduction ou de suppression des aides sociales ;
  • une UE plus moderne et plus compétitive.

Pour parvenir à ces objectifs, Londres estime que les traités signés par les 28 États membres devront être revus. 

Prochaines étapes

  • 17-18 Dec.: EU summit in Brussels with Cameron's proposals for EU reform.