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19/01/2017

Moscovici assure que UE et Grèce sont à quelques centimètres d’un accord

Euro & Finances

Moscovici assure que UE et Grèce sont à quelques centimètres d’un accord

Pierre Moscovici [Parlement européen / Flickr]

Le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a annoncé lundi matin sur RTL que la Commission européenne restait ouverte à la reprise des négociations, après une réunion de l’Eurogroupe samedi sans la Grèce.

« Nous sommes à quelques centimètres d’un accord. La porte reste ouverte pour des négociations » a assuré le commissaire, en précisant que le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, ferait des propositions aujourd’hui.

La Commission européenne avait annoncé hier que le président viendrait rencontrer la presse à midi.

L’ancien ministre des Finances français a répété par 5 fois qu’il fallait que la Grèce reste dans la zone euro.

« Il faut un compromis, il faut que la Grèce, réformée, puisse rester dans la zone euro, sans austérité» a-t-il encore ajouté.

Dans le même temps, le gouvernement grec a annoncé dimanche soir le contrôle des capitaux, ainsi que la fermeture des banques grecques. Les retraits autorisés

Les banques doivent rester fermer jusqu’au 6 juillet, au lendemain du référendum qui doit demander aux Grecs leur point de vue sur le nouvel accord proposé par la Troïka.

>>Lire aussi :Le référendum grec divise la zone euro

La question précise du referendum n’est pas encore déterminée, mais devrait porter sur les dernières propositions du trio FMI, BCE et Commission, en date de vendredi soir.

Si l’on en croit le discours de M. Moscovici, la proposition pourrait toutefois évoluer aujourd’hui. Le ministre des Finances actuel, Michel Sapin, a renchéri en ce sens, assurant qu’il pouvait y avoir demain un nouvel accord.

Contexte

Le parti anti-austérité Syriza a remporté une victoire écrasante lors des élections anticipées du 25 janvier dernier en Grèce, mais n'a pas obtenu une majorité absolue au parlement.

Son chef de file, Alexis Tsipras, a affirmé que le « cercle vicieux de l'austérité » était terminé, déclenchant ainsi des réactions variées au sein de l'UE.

Les proposition de réformes avancées par Athènes n'ont pas convaincu l'Eurogroupe et les créanciers du pays, et la Grèce, qui ne peut plus honorer ses dettes, se retrouve dans une situation plus précure que jamais.

>> Lire : La victoire de Syriza brave l'austérité en Europe