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03/12/2016

Bratislava accueillera en septembre le premier sommet sur l’avenir de l’UE

Europe de l'Est

Bratislava accueillera en septembre le premier sommet sur l’avenir de l’UE

Le Premier ministre britannique n’est pas invité au sommet de Bratislava le 16 septembre. Les dirigeants y discuteront de l’UE post-Brexit.

Sous la présidence slovaque du Conseil, Bratislava accueillera un sommet pour initier les discussions sur l’avenir de l’UE. Le sommet sera « informel », puisque le Royaume-Uni n’a pas encore quitté l’Union. Toutefois le Premier ministre britannique n’est pas invité. En effet, la Grande-Bretagne aura peut-être  déjà activé l’article 50, qui permet de commencer les négociations de sortie, d’une durée de deux ans.

Initialement, il était question d’un « conclave » sur le futur de l’UE à la mi-juin, mais cette rencontre a été reportée après la trêve estivale.

Le thème du sommet ne sera pas le Brexit, mais plutôt les besoins de l’UE, pour mettre en oeuvre une réforme profonde, nécessaire à sa survie à une époque marquée par le nationalisme.

>> Lire : Les pays de Visegrád réclament une refonte de l’UE après le Brexit

Les dirigeants de l’UE ont abordé le sujet lors du sommet des 28 et 29 juin, sans toutefois entrer dans les détails.

« Il s’agissait d’un premier échange. Il est trop tôt pour en tirer des conclusions. C’est pour cette raison que nous avons entamé cette réflexion politique avec les 27 États membres et nous nous réunirons le 16 septembre à Bratislava pour poursuivre les discussions », a déclaré le président du Conseil, Donald Tusk.

Le sommet de Bratislava devrait avoir lieu quelques jours seulement après le choix du successeur de David Cameron par le parti conservateur en Grande-Bretagne. Le Premier ministre a en effet décidé de démissionner, suite à la victoire du Brexit au référendum, à 52 % des voix contre 48 %.

L’ancien Premier ministre polonais Donald Tusk a souligné que les nouvelles relations du Royaume-Uni avec l’UE ne pouvaient être mises en place tant que la procédure du divorce n’avait pas été enclenchée. David Cameron obtenu que celui-ci soit débuté par son successeur.

>> Lire : Merkel, Hollande et Renzi tentent de faire preuve d’unité face au Brexit

Après une discussion « sérieuse et calme » du 29 juin, la première en l’absence du dirigeant britannique depuis 43 ans, Donald Tusk a déclaré que les chefs d’État et de gouvernement étaient tombés d’accord sur le fait qu’il s’agissait d’ « une étape majeur de notre histoire commune ». « Une chose est sûre. Les autorités sont déterminées à rester unies », a-t-il ajouté.

>> Lire : Les adieux tendus de Cameron aux 27 dirigeants européens

Il n’y aurait aucun doute sur le fait que les autorités discuteront de la situation, si Londres décidait de ne pas faire appel à l’artile 50. Si la procédure devait être retardée, Londres seraient probablement accusée de déclencher une crise du bloc, et des stratégies punitives seraient adoptées.