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01/10/2016

L’Autriche demande une levée graduelle des sanctions contre la Russie

Europe de l'Est

L’Autriche demande une levée graduelle des sanctions contre la Russie

Sebastian Kurz, ministre des affaires étrangères autrichien.

[Ars Electronica/Flickr]

La décision de la Grande-Bretagne de quitter l’UE a aussi des répercussions en Autriche. Le gouvernement autrichien semble notamment tenté de normaliser ses relations avec la Russie.

Après le référendum britannique, le gouvernement ne s’est pas seulement attelé à la question de la migration, mais a également voulu se pencher sur le manque de confiance des citoyens autrichiens à l’égard de l’UE. Ainsi, le chancelier Christian Kern et le ministre des affaires étrangères Sebastian Kurz ont souligné la nécessité pour l’UE d’agir rapidement, en particulier pour les thèmes de la sécurité, la migration, la croissance économique, le chômage, les investissements et la politique environnementale.

Le parlement autrichien pour un rapprochement avec la Russie

La Russie  fait également l’objet d’une attention particulière. Les partis social-démocrate (SPÖ), populaire (ÖVP) et vert d’Autriche ont  voté pour soumettre une demande de modification et de réduction graduelle des sanctions contre la Russie. Pour le vice-président du parlement autrichien, Karlheinz Kopf, le but des sanctions n’aurait pas été atteint. D’ailleurs, il a précisé que l’impact négatif sur l’économie était considérable pour toutes les parties prenantes. La proposition de diminution graduelle serait associée à la mise en œuvre de l’accord de Minsk, de façon à ce qu’elles puissent automatiquement être allégées en cas de progrès.

Christian Kern et Sebastian Kurz voient dans cette position du parlement autrichien une volonté d’assurer ses arrières pour le futur. Le ministre autrichien a regretté que les sanctions contre la Russie aient été prolongées par l’UE sans consultation préalable des États membres. D’après lui, il est grand temps que les relations avec la Russie se renforcent.

Le parti nationaliste autrichien FPÖ n’a pas approuvé la requête qui n’irait pas assez loin selon lui. Reste aussi à savoir si l’ex-chancelier autrichien Werner Feymann sera impliqué dans le processus de rapprochement avec la Russie.