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07/12/2016

Viktor Orban juge que l’UE n’est plus un «acteur global»

Europe de l'Est

Viktor Orban juge que l’UE n’est plus un «acteur global»

Viktor Orban et Beata Szydlo

[Flickr]

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a affirmé le 21 juillet à Varsovie qu’après la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne, celle-ci n’était plus un « acteur global », mais « régional ».

Il a qualifié ce changement de « dramatique », intervenant devant la presse avec ses homologues polonais, slovaque et tchèque du groupe de Višegrad, réunis pour préparer leurs propositions communes de réformes de l’UE en vue d’un sommet informel à 27 prévu à Bratislava le 16 septembre. Ces propositions visent essentiellement à un renforcement du rôle des parlements nationaux au détriment de Bruxelles.

>> Lire : Bratislava accueillera en septembre le premier sommet sur l’avenir de l’UE

« Que ferons-nous pour retrouver un rôle global ? », a demandé Viktor Orban, estimant que l’UE a « perdu » la Grande-Bretagne parce que « la Commission européenne a pris les pires décisions possible en matière de migrations » et qu’elle « ne dit pas clairement quels sont les objectifs de sa politique migratoire ».

Tant Viktor Orban que la Première ministre polonaise Beata Szydlo ont affirmé qu’ils n’avaient pas de problème avec l’UE, mais avec les institutions européennes.

« L’Union est une valeur, mais dans sa forme institutionnelle actuelle elle ne répond pas aux attentes des Européens », a dit Beata Szydlo.

Interrogée sur les réformes que le groupe de Višegrad compte proposer, Beata Szydlo a dit qu’elles devaient rendre l’UE « plus forte ».

 >> Lire : Les pays de Visegrád réclament une refonte de l’UE après le Brexit

Pour le moment, a-t-elle expliqué, les quatre pays ont arrêté leurs « orientations » : le respect des « quatre libertés » fondamentales défendues par l’UE, celles du marché unique (libre circulation des biens, capitaux, services et personnes), et le renforcement du contrôle des parlements nationaux sur les décisions prises par l’Union.

« Notre position commune sera précisée dans les semaines qui viennent », a dit la chef du gouvernement polonais, dont le pays préside actuellement le Groupe de Višegrad.