EurActiv.fr

Actualités & débats européens dans votre langue

02/12/2016

Barcelone fait fermer 250 meublés touristiques sans permis

Innovation & Entreprises

Barcelone fait fermer 250 meublés touristiques sans permis

Airbnb fait une concurrence féroce aux hôtels.

[Claude Attard/Flickr]

La municipalité de la seconde ville d’Espagne s’est donnée pour priorité de réguler l’activité touristique débordante dans la ville de 1,6 million d’habitants, visitée chaque année par 27 millions de personnes. Un article de notre partenaire, La Tribune.

La mairie de Barcelone a annoncé mercredi qu’elle allait fermer 254 meublés loués sans autorisation à des touristes et infliger à chaque propriétaire une amende de 30 000 euros, un mois après l’adoption d’un « plan choc » contre ce phénomène.

Depuis début juillet, 20 fonctionnaires ont été chargés d’arpenter en particulier la vieille ville, pour vérifier sur place si tel ou tel appartement repéré sur internet dispose bien de l’autorisation nécessaire pour être loué à des touristes.

>> Lire : Fiscalité : faut-il exonérer les utilisateurs d’Airbnb ?

La moitié des logements sans licence

Les agents ont effectué leurs vérifications dans 509 appartements et découvert que près de la moitié d’entre eux, 234, ne disposaient pas de licence, a indiqué la mairie dans un communiqué de presse et par téléphone à l’AFP. Une autre équipe d’inspecteurs a par ailleurs décidé la fermeture de 22 autres meublés touristiques.

La mairie a également ouvert sur son site internet une page permettant de vérifier la légalité d’un logement touristique. En un mois, elle a reçu 375 plaintes. Par ailleurs, la municipalité a commencé à envoyer 807 000 courriers aux Barcelonais leur demandant de collaborer pour la détection des logements touristiques loués au noir et sans licence.

L’an dernier, la mairie en avait fermé 388. Près de 10 000 appartements sont officiellement inscrits comme meublés touristiques.

>> Lire : Les assureurs lorgnent la manne de l’économie collaborative

Jusqu’à 600 000 euros d’amende

La mairie avait déjà annoncé en décembre avoir infligé aux plateformes d’hébergement chez l’habitant Airbnb et HomeAway deux amendes de 30.000 euros chacune, pour avoir fait la publicité de logements qui n’étaient pas habilités à recevoir des touristes. Le nouveau « plan choc » adopté fin juin comprend des peines d’amende contre ces plateformes qui pourraient atteindre les 600.000 euros.

Des habitants de Barcelone se plaignent notamment des nuisances sonores engendrées, la nuit, par les touristes et de l’augmentation du prix des loyers sous l’effet des lucratives locations aux étrangers.

La municipalité est dirigée depuis juin 2015 par Ada Colau, ex-porte-parole d’une association militant pour le droit au logement pendant la crise. Égérie du mouvement des Indignés, elle est aujourd’hui une alliée clef du parti anti-austérité Podemos.

>> Lire : Bruxelles veut un accueil uniforme des Uber et autres Airbnb