Macron se mobilise pour la candidature de Lille acueille l’Agence européenne du médicament

Tablettes de médicaments (Credit: [r.classen]/Shutterstock)

Avec le Brexit, Lille pourrait être amenée à accueillir le siège de l’agence européenne du médicament. Emmanuel Macron veut peser sur la décision.

Emmanuel Macron a déclaré lundi 13 novembre qu’il allait « mettre tout (son) poids » pour que Lille soit choisie comme nouveau siège de l’Agence européenne du médicament (EMA) après le Brexit.

« J’y crois », a affirmé le Président, interrogé sur la décision que doit prendre le 20 novembre à Bruxelles un Conseil des Affaires Générales pour l’EMA ainsi que pour l’Agence bancaire européenne, deux institutions appelées à être relocalisées dans la foulée du départ du Royaume Uni de l’Union européenne.

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19 villes sont candidates à l’accueil de l’EMA, dont Amsterdam, Milan, Vienne, Barcelone et Varsovie.

« Je défends avec beaucoup de force la candidature. Je ferai tout pour que nous puissions gagner. C’est le rush final (…) J’y crois, je vais mettre tout mon poids », a déclaré M. Macron à Roubaix, en marge d’un déplacement sur la politique de la ville.

« Le positionnement de Lille au cœur de l’Europe est un argument très fort pour la candidature. Lille est très bien reliée à Londres et on sait que beaucoup (d’employés de l’agence) veulent garder leur famille à Londres », a-t-il expliqué. De plus, « la France est à l’avant-garde sur les plans scientifique et sanitaire », selon lui.

Il a également souligné que les élus des Hauts de France avaient « fait un travail remarquable » pour promouvoir Lille.

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En début de soirée, la maire de Lille Martine Aubry et le président de la région Xavier Bertrand s’étaient plaints auprès de M. Macron du peu de mobilisation de l’Elysée sur ce dossier, selon un élu ayant participé à leur réunion à la préfecture à Lille.

« À courir après deux lièvres, on risque de n’en avoir aucun », a dit au président Mme Aubry, M. Macron défendant aussi la candidature de Paris comme nouveau siège de l’Agence bancaire européenne.

Une soixantaine de grandes entreprises et institutions du nord de la France et leurs dirigeants avaient appelé le 2 novembre le président à « un engagement total », saluant notamment le soutien de la ministre de la Santé Agnès Buzyn.