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03/12/2016

L’Allemagne accueille deux fois plus de réfugiés que le groupe de Visegrad

Justice & Affaires intérieures

L’Allemagne accueille deux fois plus de réfugiés que le groupe de Visegrad

Milan Chovanec et Robert Kali?ák

[Czech Interior Ministry]

L’Année dernière, les États membres de l’est de l’Europe ont accueilli moitié moins de réfugiés que l’Allemagne, alors que les 11 pays à eux tous ont une population bien plus nombreuse que la République fédérale. Un article d’EurActiv Allemagne.

Selon la presse allemande, en 2015, les États membres d’Europe de l’Est ont accepté moitié moins de réfugiés que l’Allemagne. Le Frankfurter Allgemeine a annoncé que seules 210 000 demandes d’asile avaient été déposées, dont plus de 174 000 rien qu’en Hongrie. Les données ont été fournies par le bureau européen des statistiques. Selon l’Agence fédérale de la migration et des réfugiés, 442 000 réfugiés ont fait une demande d’asile en Allemagne l’année dernière. 

Les 11 États membres de l’est – Bulgarie, Croatie, République tchèque, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Slovénie et Slovaquie – font partie des grands détracteurs du système européen de relocalisation des réfugiés. La Slovaquie et la Hongrie ont même entamé des procédures judiciaires à ce propos auprès de la Cour de justice de l’Union européenne au Luxembourg.

>> Lire : Le groupe de Visegrad oppose un refus sans appel aux quotas de réfugiés

Le 19 janvier, la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie se sont à nouveau opposées au système de quotas de la Commission. Ces pays forment le fameux groupe de Visegrad. Après une réunion à Prague, le ministre tchèque de l’Intérieur, Milan Chovanec, a déclaré qu’il était plus important d’assurer l’efficacité des hotspots aux frontières extérieures de l’UE.

Le projet de hotspots situés en Italie et en Grèce signifie que bientôt, tous les réfugiés seront enregistrés in situ à leur arrivée, avant d’être réparti entre les États membres. Cela inclut l’enregistrement et la vérification des empreintes digitales ainsi que la saisie de données dans la base de données centrale. Ces centres seront opérationnels en février, selon le commissaire à la migration, Dimitris Avramopoulos.

Milan Chovanec souhaite que les hotspots fonctionnent comme des « centres de détention » et puissent limiter le mouvement des réfugiés. Son homologue slovaque, Robert Kali?ák, a quant à lui déclaré que « la lutte contre l’immigration illégale sans centre de détention était impossible ».