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03/12/2016

Le bilan provisoire du séisme italien s’alourdit

Justice & Affaires intérieures

Le bilan provisoire du séisme italien s’alourdit

Le village de Pescara del Tronto a été entièrement détruit.

[LR]

Le tremblement de terre qui a frappé le centre de l’Italie mercredi a fait au moins 247 morts. Une réunion d’urgence du gouvernement italien empêchera Matte Renzi de se rendre au sommet des dirigeants sociaux-démocrates.

Matteo Renzi, le président du Conseil italien, a annulé sa participation à la réunion informelle  des dirigeants sociaux-démocrates européens, organisée jeudi près de Paris par François Hollande.

Cette réunion a pour objectif de « préparer le sommet européen qui va prendre des décisions sur les orientations futures de l’Europe et sur les personnes qui vont diriger l’Europe », a expliqué le ministre français des Affaires étrangères français. Y participeront Werner Faymann (Autriche), Elio di Rupo (Belgique), Helle Thorning-Schmidt (Danemark),Victor Viorel Ponta (Roumanie) et Bohuslav Sobotka (République tchèque) notamment, ainsi que le vice-chancelier allemand et chef du Parti social-démocrate Sigmar Gabriel, et Martin Schulz.

L’absence du chef d’État italien n’est pas une bonne nouvelle pour la rencontre, étant donné l’axe franco-italo-allemand qui semble émerger depuis l’annonce du Brexit. « François Hollande, Matteo Renzi, Sigmar Gabriel ont dit au fond la même chose: il faut que l’Europe se concentre sur la croissance, l’investissement […], ensuite l’emploi des jeunes », avait indiqué le Premier ministre, Manuel Valls.

>> Lire : Merkel, Hollande et Renzi affichent un front uni à Ventotene

Le nombre des tués dans le tremblement de terre du 24 août a été revu à la hausse par les services de la protection civile mercredi soir passant de 159 à près de 250. Le nouveau décompte établi par les autorités locales porte à 190 le nombre de morts dans la province de Rieti et à 57 celui de la province d’Ascoli Piceno.

Le séisme d’une magnitude de 6,2 a frappé cette région du centre de la péninsule italienne aux premières heures de la journée de mercredi, détruisant au moins trois villages dans une région montagneuse au nord-est de Rome. La secousse a été ressentie jusqu’à Bologne au Nord et jusqu’à Naples au Sud, deux villes situées à plus de 220 km de l’épicentre, et suivies de plusieurs répliques de forte intensité.

Des responsables locaux ont estimé que le bilan n’était que provisoire et qu’il était probable qu’il risquait de s’aggraver et dépasser celui du séisme qui avait touché la région de L’Aquila en 2009 faisant plus de 300 morts.

Au moins 368 personnes ont été blessées et évacuées vers des hôpitaux, selon une estimation fournie mercredi soir par le président du Conseil, Matteo Renzi.

Les recherches se sont poursuivies toute la nuit et sont toujours en cours. La protection civile italienne n’a pas donné d’estimations concernant les disparus, mais beaucoup d’habitants et de touristes manquaient encore à l’appel. Des camps ont été installés à proximité de ces villages pour accueillir quelque 2 500 personnes, désormais sans toit.

Le gouvernement de Matteo Renzi doit se réunir jeudi pour décider des mesures à prendre en faveur des communes touchées par la catastrophe.

Des photos aériennes d’Amatrice, considéré comme l’un des plus beaux villages historiques d’Italie, montraient un spectacle de désolation et de bâtiments effondrés. Les services de la protection civile ont indiqué tenter d’établir combien de personnes résidaient dans les hôtels locaux en cette période touristique.