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04/12/2016

Le droit à l’eau potable gravé dans la constitution slovène

Justice & Affaires intérieures

Le droit à l’eau potable gravé dans la constitution slovène

Le parlement slovène a inscrit le droit à l’eau potable dans la Constitution.

[KarolinaMar/Shutterstock]

Le parlement slovène a inscrit dans la Constitution, le 17 novembre, le droit à l’eau potable ainsi que le caractère public de cette ressource. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.

C’est une première au sein de l’Union européenne. Adopté à l’unanimité, un amendement constitutionnel prévoit que «l’approvisionnement en eau de la population est assuré par l’État via les collectivités, directement et de façon non lucrative», selon l’AFP.

«Les ressources en eau sont un bien public géré par l’État. Elles sont destinées en premier lieu à assurer l’approvisionnement durable en eau potable de la population, et à ce titre, ne sont pas une marchandise», poursuit-il.

Comme l’initiative européenne Right2Water, cette démarche a été lancée par plusieurs associations. Elle a ensuite été relayée par le gouvernement de centre gauche du Premier ministre Miro Cerar, qui a appelé les députés à offrir à «l’or liquide du XXIe siècle le plus haut niveau de protection légale».

Une eau «de très bonne qualité»

«L’eau slovène est de très bonne qualité. C’est pourquoi elle aiguisera certainement les appétits de pays étrangers et de sociétés internationales», a mis en garde le chef du gouvernement.

L’initiative Right2Water avait de son côté permis d’exclure l’approvisionnement en eau et la gestion des ressources hydriques des règles régissant le marché intérieur européen.

15 États dans le monde

Jusqu’à présent, 15 États avaient inscrit le droit à l’eau dans leur constitution, dont l’Afrique du Sud, le Maroc, la République démocratique du Congo, la Tunisie, la Bolivie, l’Équateur ou le Mexique, selon le réseau Rampedre. Aucun pays européen n’avait encore franchi ce cap. Si le droit à l’eau et à l’assainissement est reconnu par les Nations unies comme un droit fondamental depuis juillet 2010, la reconnaissance étatique permet notamment de lutter contre les discriminations touchant l’accès à l’eau au niveau national.

>> Lire aussi : Les fournisseurs d’eau s’inquiètent des perturbateurs endocriniens

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