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04/12/2016

A Bratislava, l’UE s’apprête à «appeler un chat un chat»

Justice & Affaires intérieures

A Bratislava, l’UE s’apprête à «appeler un chat un chat»

Ivan Korčok [Georgi Gotev]

Le sommet de Bratislava du 16 septembre marquera le début d’une réflexion sur les difficultés rencontrées par l’UE. Un projet qui devrait aboutir en mars prochain, pour les 60 ans du Traité de Rome, a indiqué la présidence slovaque.

Le 5 septembre, Ivan Korčok, le secrétaire d’État au ministère des Affaires étrangères et européennes slovaque, s’est exprimé devant les eurodéputés. Il a dévoilé certains détails des préparations du sommet informel qui se déroulera à Bratislava le 16 septembre, sans le Royaume-Uni. Le sommet se concentrera principalement sur la sécurité, bien qu’une réflexion sur l’avenir de l’UE puisse y trouver sa place.

>> Lire : La sécurité au cœur des discussions à Bratislava

Ivan Korčok a précisé que son pays, à la tête de la présidence tournante de l’UE, espérait pouvoir avoir une « discussion franche », afin de « diagnostiquer » les problèmes de l’Union.

Il est grand temps d’avoir ce type de discussion, assure le diplomate, ajoutant que l’objectif premier est de s’assurer qu’en quittant Bratislava, les dirigeants auraient « une vision commune de l’état de l’UE et de ses problèmes ». Il est important « d’appeler un chat, un chat » et de « parvenir à des résultats tangibles, afin de convaincre de l’efficacité de l’UE », a-t-il insisté.

Pour Ivan Korčok, il sera notamment nécessaire d’obtenir un accord sur deux ou trois sujets importants pour les citoyens. Pour la Slovaquie, il s’agit avant tout de la sécurité interne, et donc de la protection des frontières, et de l’immigration. En ce qui concerne la crise des réfugiés, le secrétaire d’État estime que la solution passe par une protection très efficace des frontières externes.

Selon lui, les chefs d’État et de gouvernement européens pourraient être en mesure de livrer une nouvelle vision claire de l’UE à l’occasion des 60 ans du Traité de Rome, en mars 2017.

Le Traité de Rome, signé le 25 mars 1957 par l’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas, marque la naissance de la Communauté économique européenne. Il est entré en vigueur le 1er janvier 1958.

Interrogé sur l’idée d’un « cercle restreint » composé des membres principaux de l’UE pour relancer la machine européenne, avancée par Paolo Gentiloni, ministre italien des Affaires étrangères, Ivan Korčok s’est déclaré heureux de voir que la réflexion avait déjà débuté.

Le diplomate slovaque a assuré n’écarter aucune proposition ayant pour objectif l’amélioration du fonctionnement de l’UE. « Nous approchons cependant le moment où la réflexion devra se faire commune, à Bratislava », a-t-il fait remarquer, soulignant que pour un résultat probant, il faudrait faire preuve d’unité et trouver un point de départ commun.

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